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Visite de Monsieur le Recteur de l'Académie de Poitiers publié le 05/06/2013  - mis à jour le 16/10/2014

Ruffécois : le recteur en terre de mission en zone rurale
Le recteur d’académie a visité hier les lycées de Civray et Ruffec. Avec le souci de valoriser les établissements ruraux et l’enseignement par alternance.

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Jacques Moret (à droite) est resté tout l’après-midi à Ruffec pour encourager les apprentis de BTS et inciter les responsables économiques à proposer des contrats. Photo CL

Jacques Moret, le recteur d’académie, plus haute autorité de l’Éducation nationale dans la région, est venu sur le terrain hier : au lycée des Terres-Rouges à Civray hier matin ; au lycée Louise-Michel de Ruffec l’après midi.
Le recteur était porteur d’un double message. D’abord conforter la place des établissements ruraux. « Parce que nous devons tout faire pour faciliter l’égalité de l’accès, quelle que soit l’origine, y compris géographique. » Raison qui a justifié à ses yeux que ces établissements aient été favorisés dans les dotations en postes accordées par le ministère. Le recteur verrait même d’un bon oeil une solidarité plus juste entre les établissements urbains et ruraux.
Second message : valoriser les filières d’apprentissage. À Civray, c’était pour découvrir les filières « cuisine » et « commercialisation ». À Ruffec, Jacques Moret a rencontré les apprentis en BTS assistant de gestion PME-PMI. Ils sont onze : neuf en première année, deux en seconde. La plupart viennent de filières professionnelles, à l’image d’Émilie arrivée « pour améliorer [son] parcours ». Même chose pour Meghann. « J’avais besoin d’approfondir mes connaissances et d’avoir plus d’expérience sur mon CV. » Kelly, qui a cherché du boulot après son bac, en a fait l’amère expérience. « Aucun patron n’a voulu m’embaucher. Alors j’ai compris que je devais aller plus loin. »
« On ne pourra rien faire si les entreprises ne suivent pas »
Malgré le travail exigé - car tous ont le même programme que le BTS classique -, aucun ne regrette. Seule difficulté : trouver des contrats. Guichard galère depuis le début de l’année. « J’ai absolument besoin d’en trouver. Un précédent employeur qui s’était engagé n’a plus donné suite. » Quatre autres étudiants sont dans la même situation.« La conjoncture est terrible pour les employeurs. Ils réduisent leurs effectifs et hésitent à recruter, même par apprentissage. » En entendant cela, le recteur a fait appeler le Medef pour faciliter les choses. Mais il ne sera pas toujours là. « Ces filières débouchent sur l’emploi. Il faut les consolider, mais on ne pourra rien faire si les entreprises ne suivent pas. »
Lui qui veut développer l’accès aux formations supérieures des lycéens, « dans une académie qui est l’avant-dernière pour cet accès », ne voit aucune contradiction avec l’apprentissage. « Ce sont des publics différents avec des réponses différentes. »

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