Sortie au CRRL à Thouars publié le 18/06/2026

Les élèves de terminale HGGSP et de l’option DGEMC (droit et grands enjeux du monde contemporain) se sont rendus lundi 4 mai au CRRL (centre régional résistance et liberté) à Thouars. Le groupe était constitué de 24 élèves accompagnés de Mme Grimault et de M Durand Loliero, professeurs d’histoire-géographie. La journée a commencé par l’exposition temporaire consacrée à Madeleine Riffaud, résistante au parcours hors norme, jalonné de nombreux combats pour les femmes et la décolonisation.

La matinée s’est poursuivie avec un travail d’archives permettant de retracer le parcours de vie d’une dizaine de tziganes qui ont transité par le centre d’internement de Montreuil Bellay. Ce fût l’occasion pour eux de se confronter au travail de l’historien qui s’appuie sur des archives et donc des preuves.

La météo maussade ne nous a pas permis de profiter du square du cinéma pour le pique-nique. Le CRRL nous a gentiment mis à disposition une salle car il pleuvait.

En début d’après-midi, les élèves ont aussi bénéficié de la visite de l’exposition permanente avec un questionnaire consacré à la résistance.
Vers 14h30, nous nous sommes rendus à Montreuil Bellay sur le lieu du camp d’internement. Long d’un km, il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges. Néanmoins, en 2016, François Hollande lors de sa venue pour l’inauguration du mémorial reconnaît la responsabilité de la France dans l’internement des tsiganes. Le mémorial est composé de différents éléments, les colonnes en argile où le nom des familles est gravé à l’intérieur, un oeil avec un poème tzigane. Elise Lelièvre du CRRL nous a fait cette visite commentée. D’habitude, elle est accompagnée de Jean dont une partie de la famille a été internée pendant la guerre. Cette fois, il n’a pas pu nous suivre. La pluie l’a sans doute découragé étant un grand âge. Ce camp a été ouvert sur décision de l’Etat français en 1940. Il devait recevoir les « individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani »

Cette journée a donc été l’occasion de prendre conscience du travail de l’historien mais aussi du devoir de mémoire pour ne plus jamais revivre cela.

Quelques photos de la journée :

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