Sur les traces d’un pilote de la Royal Air Force publié le 07/03/2026
Mercredi après-midi, sous un soleil radieux, une cérémonie d’hommage s’est tenue au cimetière du Château-d’Oléron en mémoire de Richard Alexander Curle, pilote britannique de la Royal Air Force disparu pendant la Seconde Guerre mondiale.
Qui était Richard A. Curle ?
Né le 13 août 1914 à Darlington, Richard Alexander Curle s’engage dans la RAF à la fin de l’année 1940. Après une formation exigeante, il devient pilote de bombardier au sein du No. 100 Squadron RAF, basé à RAF Grimsby.
Le 4 mars 1943, il participe à une mission de minage maritime au-dessus de l’estuaire de la Gironde. Ces opérations, appelées « Gardening », consistent à larguer des mines en mer afin de perturber les routes maritimes ennemies. Pour accomplir cette tâche particulièrement dangereuse, les équipages doivent voler à basse altitude, à proximité des défenses allemandes.
Ce soir-là, le bombardier Avro Lancaster III ED559 qu’il pilote ne rentre pas à sa base. L’épave de l’appareil n’a jamais été retrouvée. Il est probable que l’avion ait été gravement endommagé par des tirs ennemis ou victime d’un incident technique après avoir accompli sa mission. Richard Curle meurt en service à l’âge de 28 ans.
Son corps est retrouvé en mer le 3 avril 1943, au large de l’île d’Oléron. Il est inhumé le lendemain au cimetière communal du Le Château-d’Oléron, avec les honneurs militaires. Il sera le seul membre de son équipage retrouvé ; les six autres aviateurs restent aujourd’hui commémorés sans sépulture connue.
Le collège s’est associé à cette cérémonie de mémoire. Solène a porté le drapeau, tandis que Oanell, Naïs et Adèle ont proposé une lecture du poème High Flight, écrit en 1941 par le pilote de la RAF John Gillespie Magee Jr..
Oh ! I have slipped the surly bonds of Earth
And danced the skies on laughter-silvered wings ;
Sunward I’ve climbed, and joined the tumbling mirth
Of sun-split clouds — and done a hundred things
You have not dreamed of — wheeled and soared and swung
High in the sunlit silence. Hov’ring there,
I’ve chased the shouting wind along, and flung
My eager craft through footless halls of air.
Up, up the long, delirious, burning blue
I’ve topped the wind¬swept heights with easy grace
Where never lark nor ever eagle flew —
And, while with silent lifting mind I’ve trod
The high untrespassed sanctity of space,
Put out my hand, and touched the face of God.
Les élèves ont été félicitées pour leur engagement lors de la cérémonie et leur lecture mêlant anglais et français (thanks Mrs Quenet). Bravo à elles !

