CHAT : Sortie Brigade de lecture - 23.03.26 publié le 25/03/2026
Ecole du spectateur et de la spectatrice
Dans le cadre de l’école du spectateur et de la spectatrice, les élèves de CHAT ont pu assister à une lecture théâtralisée de la pièce Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? de Sylvain Levey par la brigade de lecture de la Compagnie du Veilleur.
Lors de cette représentation à laquelle les 3ème CHAT de Jean Moulin ont également participé, les 3 comédiennes et le comédiens ont lu ce texte en lui donnant voix, pour faire en entendre toute sa subtilité. A l’issue de cette lecture, un débat avec les élèves a permis de faire émerger les thèmes et problématiques soulevées par cette oeuvre : adolescence et réseaux sociaux, devoir de mémoire et respect, cyber harcèlement...
Résumé du texte :
Qui est Michelle ? Ou plutôt : qui est uneviedechat ? Une adolescente insouciante ou mal élevée ? On assiste ici à la confrontation de deux mondes : celui des « vieux », qui regardent défiler le paysage, et celui des jeunes, prompts à le mettre en boîte, ce beau décor, avec leurs smartphones tout équipés et ultraconnectés. C’est à ce nouveau monde qu’appartiennent Kim, Angèle, Michelle, Sélim et Abel. Et c’est l’ancien monde qu’ils viennent visiter en allant découvrir à Auschwitz l’horreur des camps de concentration, ce souvenir dur et froid, qui ne résistera pas, cependant, au sourire de Michelle et au déclenchement de son appareil photo…
A-t-elle accompli son devoir de mémoire en prenant ce selfie ? A-t-elle sali le passé en posant devant les vestiges de la Shoah ? Les avis divergent sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent, et la Toile se referme sur Michelle, prisonnière virtuelle d’un harcèlement numérique cruel. L’écran devient le point de confluence entre le réel et l’image, et redessine nos espaces de parole et de liberté.
Avec cette pièce chorale inspirée d’un fait divers réel, Sylvain Levey nous laisse libres d’exercer notre regard – et notre jugement – sur cette société du paraître que nous avons bâtie. Grâce à une dramaturgie jouant de l’immédiateté d’Internet, il démonte le mécanisme de l’emballement virtuel, qui confine au harcèlement.

