SEJOUR MONTAGNE - JOUR 4 – 5 FEVRIER 2026 publié le 05/02/2026

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Hier soir, nous nous sommes entassés dans la salle commune. Chacune et chacun a sorti sa qualité principale. Au 2ème tour de parole, nous avons proposé le moment le plus drôle de ces premiers jours. Il est très vite 21h20 : c’est l’heure d’aller au lit. C’est toujours étonnant comme, en si peu de temps, nous commençons à avoir nos habitudes. Dans chaque chambre, on y va de sa micro-appropriation même dans un petit espace. Une chaussette peut marquer un territoire. Ailleurs, un lit bien fait et des affaires bien empilées forment un domaine bien délimité. Les élèves ont leur petit rituel. Extinction des feux, il est 22h01. A 22h03, on dort. Enfin, officiellement.

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Rallumage des feux, il est 7h30. Enfin, 7h30, c’est pour les adultes. Les plus jeunes, c’est 8h00. Une grasse mat’ finalement, pour ces habitués du car scolaire charentais. Aujourd’hui, c’est ski toute la journée. C’est bon. C’est officiel. C’est lancé. Il y a une sorte de micro-logistique qui s’est mise en place entre qui ramasse les skis, qui donne les chaussures. Une mécanique bien huilée qui d’année en année gagne en efficacité et en retour sur expérience. Oriane a eu une épiphanie : on stocke les skis en fonction des moniteurs et monitrices. Temps gagné estimé : 14 minutes et 47 secondes. L’année prochaine, on fera mieux. Bon, cela, c’est sans compter une météo capricieuse. Il pleut froid. Il ne neige pas. Il « pleive ». Cette année, on n’a pas eu les élèves qui confondent leurs chaussures ou ceux et celles à qui il manque un gant ou qui ont une chaussure d’un autre.

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On peut croire que le temps médiocre décourage les apprentis skieurs et skieuses. Mais, il y a un caractère aulnaysien un peu « téméraire ». Aussi, à la pause de midi, tous les élèves sont ravis. Ils ont progressé. Une chose est sûre, s’ils et elles ont aimé cette session, elles et ils apprécieront toutes les autres. Même les élèves apeurés ce matin arrivent le midi avec un sourire. Sur la pause du midi, les plus en forme partent à la luge. Les moins en forme restent dans la salle commune pour des jeux de société. En réalité, ils et elles étaient en forme. L’après-midi, le soleil est de la partie. Tout le monde a le droit au télésiège. Cela signifie que tout le monde a le niveau requis pour dévaler une petite pente. Une « dinguerie ».

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La session est relativement tardive. On termine à 17h et quelques. Dans le bus, c’est le debrief : « non j’suis pas tombé », « c’était au moins une piste bleue », « Fred il est trop sympa ». Dans le bus, avec les adultes devant, il y a, comment dire, une sorte de gradient d’intensité. Devant, on a les calmes ou les potentiels malades. Au milieu, on parle, on papote, on échange. Au fond, ce n’est pas encore une zone de non-droit mais on est plutôt à l’aise. Bon, c’est comme ça depuis longtemps dans les cars scolaires. Madame Fougnet précise les consignes au micro. Ce soir, c’est grosse soirée boum. Oui, le mot « boum » s’utilise encore.