SEJOUR MONTAGNE – JOUR 3 – 4 FEVRIER 2026 publié le 04/02/2026

SEJOUR MONTAGNE – JOUR 3 – 4 FEVRIER 2026

Hier soir, c’était assez « hors du temps ». Après un couscous roboratif, nous suivons nos deux hôtes de la semaine dans la nuit noire. La journée était déjà bien remplie mais nous les suivons. Nous montons un peu et, sur les hauteurs du village, la magie commence. Ni lumières du village, ni lampe de poche, ni appareils photo, ni téléphones portables, nous voilà plongé dans le noir. En réalité, le vrai noir n’existe pas. Nos yeux s’adaptent. Nos oreilles aussi. On entend les bruits de la nuit : la rivière, un oiseau, un élève bavard, une élève bavarde. On marche un peu et on s’allonge dans un pré. Nous profitons du silence puis d’un conte. On se relève. Nous rentrons enfin nous coucher avec l’envie de renouveler l’expérience chez soi, en Charente-Maritime.

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Ce matin, nous partons sur les pistes de Val Louron. Alors il faut bien se préparer. C’est assez étonnant qu’en à peine 48 heures, on a déjà, chez les garçons, 3 chambres pour 3 ambiances. Premièrement les « couche-tard » à qui il faut répéter que oui, c’est bien l’heure de dormir. Deuxièmement les « lève-tôt » à qui il faut expliquer que 5h12 c’est vraiment trop anticiper une journée de sport. Troisièmement, les « tranquille et tout-doux » qui parfois oublient l’horaire de réunion. Arrivé à la station, une organisation quasi militaire s’instaure. Objectif de la mission ? Equiper 49 adolescents et adolescentes avec des tailles et des pointures toutes différentes. Les élèves patientent. Les adultes aident à tout le monde à un poste. On récupère finalement tout notre matériel. C’était épique et long. Précisons qu’à partir de ce moment, il faut avoir une chose très importante en tête : on marche hyper mal en chaussure de ski. Chaque déplacement est un périple. Hier on se questionnait d’un mot étranger signifiant « la joie d’enlever ses chaussettes mouillées après une grosse journée ». Aujourd’hui on l’affirme. Il existe un mot dans une autre langue signifiant : « le bonheur incommensurable d’enlever ses chaussures de ski après sa première journée ». Quoi qu’il en soit, les groupes sont constitués par niveau. Les adultes aussi. Oriane et Madame Fougnet semblent plutôt à l’aise. On ne les voit plus, parties sur les hauteurs. En bas, Madame Le Gars, Madame Barlemont et Monsieur Gayraud sont occupés à prendre des photographies. Autre rôle majeur : démontrer aux élèves apeurés il y a moins d’une heure qu’ils et elles sont désormais ravis d’être là.

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En fin d’après-midi nous reprenons le bus direction le gîte. Deuxième exercice d’organisation quasi militaire qui consiste à enfourner dans une soute de bus 49 paires de ski, 49 paries de bâtons, 49 paires de chaussures. Sachant qu’il faut faire quatre tas correspondant à chaque groupe de niveau. Surtout, il faut retenir la couleur de sa paire de chaussure. On croise les doigts pour demain ça glisse tout seul. Dans le bus, on savoure ses exploits personnels. On Pas le temps de se poser qu’on part sur une « petite marche et nous voici arrivé dans un sous-bois. Eloïse nous a préparé un gouter autour du feu. On se met en rond. Gâteau marbré et chocolat chaud sont au programme. Nous avons droit à un conte une nouvelle fois. Il est question d’un charentais dans les Pyrénées. On rentre. On appelle ses proches. On discute entre amis. On retrouve son téléphone portable. On improvise un football. On se douche. On se pose. On l’a dit, les habitudes sont déjà là même après seulement 48 heures. Après le repas, il paraît que c’est soirée « cinéma ».

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