Dans le cadre du projet « Initiation à...

publié le 16/05/2018,
par  Webmestre

Dans le cadre du projet « Initiation à l’esthétique », les élèves de la TL2 se sont rendus à la galerie des voûtes du port (le Centre d’Arts Plastiques de Royan) où étaient exposées les œuvres de quatre artistes, réunies sous le titre « Angles de Lumière » par Jean-Pascal Léger, directeur du CAP. Voici quelques morceaux choisis de leurs impressions.Retour ligne automatique
D POUBLANC Professeur de Philosophie

Manon
A propos de Jospeh Nadj, Les jours, 2000-2005,
Lʼobjet photographié est une horloge à lʼintérieur de laquelle se trouve une peinture représentant, il me semble, la Cène, ce qui rattache cette photographie à lʼunivers religieux. Lʼhorloge est accrochée à un mur couvert dʼune tapisserie fleurie qui me rappelle les vieilles maisons. Lʼespace ainsi décrit mʼinspire une sorte de sagesse due à lʼeffet de vieillesse du décor.

Emma
A propos dʼAntoine Graziani, Verrière, 2006-2012
Lʼhistoire que mʼinspire cette œuvre est celle dʼun homme perdu dans la forêt qui découvre à chaque nouvelle photographie un lieu encore plus angoissant. Le fait que les photos soient en noir et blanc ajoute au sentiment dʼêtre perdu une grande solitude. En effet nous pouvons observer un décor dénudé de toute présence pourvue de vie.

Amandine
A propos de Hanns Schimansky, Sans titre, 2013
Cette œuvre peut faire penser à la confusion ou au temps qui passe. Les grandes lignes qui se « brisent » et qui prennent diverses directions représentent la confusion ; les petites lignes verticales peuvent faire penser aux jours notés dʼun trait.

Inès
A propos dʼAndré Marfaing, Sans titre (1965) et Sans titre (1978)
Les deux œuvres sont très sombres, elles nous ramènent aux thèmes, selon moi, de la solitude et de lʼanxiété. Lʼartiste disait « non » à beaucoup de choses, comme le capitalisme, le pouvoir. Lʼauteur peut ressentir la révolte mais aussi lʼangoisse, la peur ou peut-être la colère.

Luca
A propos de Hanns Schimansky, Sans titre, 2009
Dans cette œuvre, je vois une vue aérienne. Je pense quʼil sʼagit de ce que lʼartiste voulait représenter. Déjà, par la grande taille et par les lignes blanches qui rappellent lʼeffet que font les parties tondues dʼun terrain agricole.

Laurine
A propos de Jospeh Nadj, Les jours, 2000-2005
Cet ensemble homogène de photos se rapporte à un univers tragique. Ces photos ont été prises dans des fermes et des maisons abandonnées, parfois brûlées du fait de lʼexode rural. Le photographe nʼa choisi de photographier que des détails, ce qui selon moi renforce la focalisation sur lʼhorreur que les habitants ont pu vivre en fuyant leur terre. Ces détails exposent lʼisolement et lʼabandon ; on voit des petits morceaux de la vie de ces habitants.

Sahia
A propos de Hanns Schimansky, Sans titre, 2011
Cette œuvre pourrait correspondre au concept du passage de la vie à la mort. Ainsi, le noir représenterait lʼaspect flou, sombre, lʼenfer, alors que le blanc représenterait plutôt lʼespoir de revenir à la vie, lʼapaisement de lʼâme ou le paradis. Les formes carrées et les pliages montrent que ces couleurs peuvent être enlevées ou échangées. Cela peut donc montrer que nous ne savons pas ce que nous réserve la mort et que nous ne pouvons pas contrôler ce destin incertain, ni le sort qui nous sera réservé par la suite.

Kilian
A propos dʼAntoine Graziani, Tito, 2006-2012
Ce paysage montagneux et la présence du chien sur la deuxième photographie mʼinspirent lʼhistoire suivante. Dans cette contrée alpine, le village vit ses derniers instants, tandis que les derniers habitants désertent une fois pour toutes le village. Cʼest alors que, quelques mois plus tard, alors que seule la nature sʼest emparée des lieux, Tito, le fameux compagnon, le tant aimé chien du village refait surface. Tout au long de ses photographies, Tito nous offre sa vision mélancolique du village : les cours dʼeau dans lesquels il avait pour habitude de se baigner, la place centrale où chaque jour de marché il recevait caresses et friandises, et tout autre endroit qui lui inspirait de bons souvenirs. Cette vision au travers du chien renforce cette nostalgie.

Alyssia
A propos dʼAndré Marfaing, Sans titre (1965) et Sans titre (1978)
Face aux œuvres dʼAndré Marfaing, les émotions que je ressens sont la tristesse et la mélancolie. Selon moi, lʼartiste à cette période devait avoir vécu quelque chose de pesant, de traumatisant peut-être, ou encore dʼangoissant. Cependant, je pense également quʼil essayait de se tirer vers le haut et dʼavancer dans sa vie malgré son chagrin, je pense quʼil avait lʼespoir de vivre heureux un jour. Dans la première œuvre, on remarque que lʼœuvre est séparée à moitié entre peinture noire et peinture blanche, mais on peut aussi voir quʼelles se rejoignent : le noir prend le dessus sur la peinture blanche, comme si le noir était la tristesse et quʼil avait de lʼemprise sur la lueur dʼespoir (le blanc) du peintre. Dans la seconde œuvre, quʼil réalise treize ans plus tard, on sʼaperçoit que le noir a pris de la place sur le blanc mais également que le blanc est beaucoup plus clair. Comme si la tristesse avait grandi mais également lʼespoir et que plusieurs chemins vers une vie meilleure sʼoffraient à lui.

Louis
A propos dʼAndré Marfaing, Sans titre (1965) et Sans titre (1978)
On peut percevoir sur cette œuvre un univers enfantin, laissé pour compte, en ruine. Comme si lʼartiste et sa famille avaient dû partir précipitamment. On y perçoit une chaise devant un mur avec un papier peint laissant supposer quʼil sʼagissait dʼune chambre dʼenfant. Cet espace inspire douleur, souffrance, tristesse et désespoir.


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