Les critiques du film "Le fils de Jean" de Philippe Lioret publié le 31/03/2017

Voici les critiques pour le film

Le fils de Jean

de Philippe Lioret :


fils_de_jean


Fleur Bonnard Pinto
« Le fils de Jean » film de Philippe Lioret de 1h38 mn aborde le thème de l’angoisse de la découverte d’une famille inconnue. On y retrouve le personnage de Mathieu, 33 ans, sa vie monotone montrée dans le début du film avec un boulot dans le marketing pour nourriture animalière. Il se retrouve au Canada pour assister à l’enterrement de son père dont il vient d’apprendre l’existence. Il décide donc d’en profiter pour découvrir ses deux frères. En arrivant il rencontre une amie de son père qui l’introduit dans la famille.
Le film est très réaliste, il nous plonge dans une atmosphère gênante et nous enferme. Cet enfermement est accentué par la faible profondeur de champ et avec de nombreuses scènes dans des voitures. Les huis clos avec les différents personnages accentuent la gène et le mal être de Mathieu, il nous plonge dans une histoire de famille émouvante et tragique qui vous fera verser une petite larme.
Les acteurs restent au début très froids, impassibles, mais se dévoilent petit à petit par leur regard, le discours dans le film est peu développé car les jeux de regards entre les personnages font passer bien plus que les mots

Barreau Léandre
« Du manque d’Ambition du cinéma français actuel »
Devant ce film qui porte sur un drame familial basé sur l’existence d’un enfant illégitime qui découvre que son père qu’il n’avait jamais vu, ni connu est en vie, on ne peut que se poser la question suivante : pourquoi faire un film si peu original et esthétiquement prévisible ?
La réalisation semble tout à fait cohérente, certes, utilisant des symboliques classiques (tel que la faible profondeur de champ) et d’autres artifices attendus. Tout semble trop surfait.
Malheureusement derrière cette esthétique surfaite, le film est assez ennuyeux. Pour moi, le film est plat, trop uniforme, sans temps fort particulier, sans rebondissement, tout semble donné par avance.

Lalou Imbach

Le drame « le fils de Jean » est l’histoire d’un trentenaire qui apprend la mort de son père par téléphone ce qui va l’amener au Québec où il découvrira qu’il a deux frères. C’est un film qui relate la recherche de soi et la quête de personnalité par la découverte d’une nouvelle cellule familiale. Les techniques de tournage comme les cadrages, les lumières ou la musique suscitent, pour ma part, plus d’émotions que les dialogues des personnages. Les scènes sont souvent tournées dans des huis clos ce qui créé une ambiance gênante car les personnages principaux se retrouvent face à des personnes inconnues. Les situations sont elles mêmes angoissantes comme par exemple, sa famille qui l’accueille sans trop comprendre pourquoi, ou encore les divers non dits et les jeux de regards suspects. On est dans l’attente d’événements tout au long du film, notamment lorsque le réalisateur se concentre plus sur l’ambiance créée par les plans fixes.

Louis Mollier-Thomas

« Le fils de Jean » une production franco canadienne de Philippe Lioret
Le film nous propose une recherche de l’identité et des origines du héros par la découverte d’un pays qu’il ne connait pas : le Canada, mais également par les enjeux du film à travers lesquels Mathieu apprend la mort de son père qu’il ne connaissait pas. Il se rend donc au Québec pour assister aux funérailles et meiux connaître sa famille. On découvre ici une narration basée sur le dialogue ou l’on voit Mathieu essayant de glaner des informations sur ce père inconnu auprès de ses proches, principalement sur ses frères. Cette quête d’identité le mènera vers une vérité dérangeante mais bien trop prévisible.

Bastien Vieuille
« Le fils de Jean » est un film réalisé par Philipe Lioret, qui met en scène Mathieu (pierre Deladonchamps) un métropolitain qui apprend la mort d’un père qu’il n’a jamais connu et l’existence de deux frères canadiens.
Dans la scène d’introduction, lorsque Mathieu reçoit la nouvelle , afin de renforcer le symbolisme de la scène , la caméra se met en branle , et nous offre un plan incliné qui en dit long sur la situation chaotique dans laquelle se trouve le personnage central. Le procédé occasionne alors chez moi plus de maux de tête que d’empathie envers le personnage, et plutôt que de partager son mal être, il provoque un rejet épidermique de la scène.
Il me rappelle que je ne fais que regarder un film et que je ne partage en rien l’expérience de Jean, qui reste Jean, un être ne m’évoquant aucune empathie, je ne suis alors pas en mesure de m’identifier à lui ou de ressentir ses émotions, qui resterons siennes jusqu’à la fin.

Maya Crosby Emery
Début un peu lent, on ne sait pas vraiment qui est le personnage principal. C’est seulement au fur et à mesure du film que l’histoire commence à prendre son sens.
Et une fois que l’histoire a bien débuté les choses deviennent plus intéressantes, mais elle s’arrête brusquement et on reste sur notre fin .
On veut savoir la suite de cette histoire entre un fils et son père perdu de vue. Le scénario en lui même est plutôt bien mais on perd facilement le fil de l’histoire et il reste sur un ton monotone ce qui peut nous empêcher de nous attacher au personnage.
Le champ contre champs de la fin est très bien réalisé et on nous transmet bien cette ressemblance père fils et l’acceptation dans la famille. C’est pour moi la partie la plus émouvante du film et à mes yeux la meilleurs scène. La scène où nos hypothèses du début se concrétisent, les morceaux du puzzle s’emboitent et créént un sens . mais la fin reste décevante après le départ de Mathieu car il nous quitte avec plein de questions : « est-ce que la vérité va être divulguée ? » « Est-ce que Pierre va se soigner ? » « Est-ce que Mathieu va revenir un jour au Canada ? » « Est-ce que cette histoire est vraiment finie ? » « Est-ce que cette relation père fils va grandir ? »

Jérémie Guyomard
Le film est très lent avant de vraiment démarrer et même en étant démarrer on ne comprend pas où veut en venir le réalisateur. Au moment où l’histoire commence et va être intéressante le film se coupe. La fin est surprenant et on s’attend à ce qu’il y ait une ou deux scènes de plus. Le film se termine sur un moment de suspens ce qui laisse un gout d’inachevé, des questions restent sans réponse surtout au moment du film où il y a le plus d’émotions et on s’attend à une révélation de la part d’un personnage. Aucune émotion n’est transmise aux spectateurs. L’histoire est en soit intéressante mais cela est mal retranscrit de mon point de vue, la faute aux jeux des acteurs qui donnent l’impression de ne habités leurs personnages. Ils sont en décalage par rapport aux actions et on perd le fil du récit au fur et mesure que les minutes passent. Le seul point positif du film sont les décors ; somptueux paysages, rayonnants, la faible profondeur de champ nous renvoie au rêve, le lieu de tournage nous fait certes voyager, dommage que l’ambiance ne soit pas au rendez-vous .

Mathilda Vivien
Film dramatique sur la recherche d’une identité, de racines hypothétiques, de relations familiales fantasmées. Un sujet trop souvent abordé par le cinéma. Malgré cela, le réalisateur dans sa réalisation réduit les profondeurs de champ, qui tout au long du film donne une sensation malfaisante, intimiste pour nous inclure complètement dans son œuvre. Les dialogues minimalistes laissent place à des jeux de regards qui sont bouleversants, les émotions sont justes et le jeux des acteurs est également intéressant. Le personnage principal est malheureusement en manque de profondeur. L’ensemble reste touchant, vrai et dans lequel tout le monde pourra y retrouver un morceau de sa propre histoire.

Elora Formentin
« Le fils de Jean » est un film qui retrace l’histoire d’un homme de 30 ans qui n’a jamais connu son père et qui apprend qu’il est décédé. Les plans qui le compose se film sont très carrés et droits. Cependant quand il y a des moments de réflexion ou des troubles émotionnels une faible profondeur de champs s’impose et des gros plans nous rappelle à l’ordre. Ces procédé permettent de ressentir comme le personnage ses sentiments et ce qu’il comprend. J’aime dans ce film la manière dont l’histoire est amenée et la manière de filmer qui selon moi sert bien le propos. Il y a une profonde immersion dans ce film et ont ressent ce que les personnages vivent dans cette aventure.

Eva Ryczynski
Le film, « le fils de Jean » est un long métrage qui ne m’a pas plus marqué que ça, en raison de son scenario, son déroulement tellement prévisible compte tenu des comportements des personnages entre eux. Néanmoins le film présente de bonnes idées dans la réalisation et le traitement des personnages, par exemple la lenteur du film provoque un éveil chez le spectateur durant les scènes de tension et de violence. La colorimétrie du film est quand à elle, belle et intéressante surtout dans les scènes d’extérieure ainsi que certains choix de réalisation comme la faible profondeur constante du champ qui donne une ambiance apaisante et intimiste au spectateur.

Impression

  Imprimer
  L'article au format pdf

Auteur

 Laure

Partager