Quand un photographe est dans nos murs ! Merci Théophie Trossat publié le 15/02/2015

Le 15 janvier Théophile Trossat, photographe indépendant, intervenait au lycée expérimental de l’île d’Oléron (CEPMO). Reçu dans le cadre de la présentation de son travail aux élèves de seconde, le projet média, chargé de la communication du lycée a réussi à s’entretenir avec lui.

Théophile, c’est avant tout un photographe indépendant, c’est un métier prenant et passionnant qu’il pratique depuis maintenant trois ans. Avant cela, il travaillait dans la construction navale. Après la perte de son emploi, il choisit une reconversion dans la photographie, il suit une formation d’un an sur Paris avant de revenir sur la ville de la Rochelle. Ce qu’il faut au sein de ce milieu, « ce sont des photos qui racontent des histoires » nous dit Téophile. Ses premières photos c’était-il y a quinze ans au Maroc mais c’est surtout dans le domaine de la construction navale que son travail de photographe va prendre sens, un retour au source ou sa volonté est aussi de découvrir le métier des personnes qu’il rencontre.

Il nous rapportera aussi le côté très « débrouillard » de son travail ; métier dans lequel la concurrence est rude et l’incertitude est permanente. En effet, rare sont les journaux ayant des photographes salariés mis à part l’Equipe ou le Figaro. Mais en tant qu’indépendant, il a, à l’inverse la possibilité de choisir ses sujets et de pouvoir couvrir l’actualité qui l’intéresse et qu’il va pouvoir présenter aux différents journaux ou rédactions. Pour faire face à cette concurrence Téophile décidera de continuer son métier dans la ville de la Rochelle, Paris a certes plus d’offres d’emplois, mais elle a aussi le défaut d’avoir une trop forte concurrence ayant pour conséquence que certains photographes n’y trouvent pas de travail, bien que certains soient pourtant très bons. Alors que dans certaines villes de province, cette problématique est bien moindre. De plus, les agences sont souvent intéressées pour recruter des photographes locaux pour seulement quelques heures ou jours concernant une actualité en particulier. Car bien qu’il soit indépendant, Téophile reçoit parfois des commandes de certains médias qu’il se chargera de couvrir.

Photographe est donc en réalité pour lui bien plus qu’un simple métier, c’est aussi pour lui une chance et une possibilité de liberté, une possibilité de pouvoir réaliser de différentes manières ses photographies. Nous lui souhaitons donc bonne chance pour la suite, avec le plaisir de pouvoir le revoir au sein du CEPMO, lui et son appareil photo.

Victor Laurent

Pour aller plus loin : le site de Théophile Trossat

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 Laure

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