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Un peu d'histoire publié le 24/12/2008  - mis à jour le 05/12/2017

Si le premier cours complémentaire n’accueillait pas beaucoup d’élèves, il leur proposait un internat. Il faut dire que jusqu’aux années 60 il était fréquenté par des enfants de Montmoreau, St Aulaye, Saint Aigulin qui n’avaient pas encore de collège. Ainsi dans les années 50 on comptait moins de 100 élèves pour quatre classes, une par niveau. Il fallait réussir un examen pour y accéder, ce qui explique en partie la faiblesse des effectifs, en partie seulement, car de nombreux enfants restaient à l’école primaire pour préparer le fameux « certificat d’études » avant d’entrer en apprentissage… Dernière explication, Castel Marie, avait son cours complémentaire et son internat pour filles… la concurrence entre les deux établissements était rude et on comparait volontiers les résultats obtenus au brevet… Les contacts eux étaient inexistants malgré les méritoires efforts de quelques garçons qui osaient braver les éventuels commérages en attendant les demoiselles de leurs rêves pour leur faire un brin de conduite jusqu’à une distance raisonnable de leur logis.
Pour en revenir au Collège Public, celui-ci était à l’époque dirigé par M. Louis Amalric, figure chalaisienne, qui joua au Sporting avant de l’entraîner et soufflait dans la clarinette avec la Fraternelle. Logé, il était en outre prof de math, intendant, surveillant général. Les repas des rationnaires étaient préparés dans sa propre cuisine par deux employées municipales que Madame Amalric, institutrice à l’école primaire de filles, aidait volontiers. Les menus étaient immuables et on pouvait manger exactement les mêmes choses chaque semaine pendant les 4 ans d’une scolarité normale : rôti nouilles le lundi, daube le mardi, saucisse lentilles le mercredi, sardines haricots le vendredi, boudin pommes de terre le samedi. En dessert, camembert et compote de pommes alternativement. La soupe était présente chaque jour. Trois autres professeurs apportaient leur collaboration M. Hispiwack (français) qui fit fonction de directeur un an, pendant la dernière guerre, en remplacement de M. Verdeau, M. Perrier (sciences, géographie, sport), M. Nicolas (anglais, histoire, musique). L’emploi du temps était copieux : 6 heurs de cours par jour, samedi compris. Il n’y avait pas d’étude mais comme il n’y avait pas de surveillant, le jeudi était réservé à la promenade (pour les internes) ou au sport sous les couleurs de la Jeunesse Sportive Chalaisienne : on pratiquait le foot, le cross, l’athlétisme sur le vieux stade Jean Pineau… et le tennis de table à toutes les récréations.

Les internes avaient une vie plutôt rude, mais l’inconfort du dortoir ou des lavabos n’entamait pas la bonne humeur. Les garçons dormaient sous les toits et étaient surveillées par M. Nicolas qui jouissait en contre partie, d’une chambre mansardée. Il n’y avait point de chauffage, pas plus dans les lavabos où quelques robinets distribuaient une eau toujours froide au dessus d’une large gouttière en zinc. Les toilettes étaient bien sûr dans la cour. Les filles logeaient en ville dans les familles soigneusement sélectionnées pour leurs bonnes mœurs et n’habitant pas trop loin : rue d’Angoulême ou au château exclusivement…
Pendant l’occupation et jusqu’à la rentrée 45, le régime était le même mais le cadre avait changé. C’est au château que les cours étaient donnés, les locaux ayant été réquisitionnés. L’inconfort et une nourriture peu variée et peu abondante n’altérèrent pas les bons souvenirs que les anciens élèves se plaisent à raconter.
A la fin des années 50, on construisit 4 classes supplémentaires, les effectifs commençant à augmenter. M. Nicolas devint principal (jusqu’à son départ en retraite et en 65 il fallut ajouter à cause de l’explosion démographique une nouvelle aile à ce qui allait être le premier Collège nationalisé de Charente : celle-ci abritait une cuisine, un réfectoire, un dortoir, des douches… un logement pour une intendante et quatre salles de classe. Décidément on entrait dans l’ère moderne puisque 2 logements de fonction et le gymnase complétaient l’ensemble. Les effectifs continuèrent à grossir, il fallut installer 3 préfabriqués dans les jardins, supprimer les écoles de filles et de garçons dont les élèves allèrent rejoindre leurs camarades de Saint Christophe, fermer l’internat en 69 et transformer le dortoir en de nouvelles salles de classes. En 75 il y avait 525 élèves… ! Le nombre a depuis régulièrement décru pour n’atteindre que 330 en ce moment. Les locaux devenus très vétustes, des travaux durent être entrepris pour 2 ans en 88 par le Conseil Général, propriétaire depuis la décentralisation en 86. Rien ne fut négligé pour faire du nouveau collège un outil de travail, et un lieu agréable pour les enfants .

Les vieux locaux furent rasés, ceux de 57 et 65 réhabilités. On construisit 3 logements et un bloc cuisine-restauration qui fit bien vite envie aux enfants de l’école primaire : deux ans plus tard la cantine de Saint Christophe fut fermée et la municipalité choisit de transporter les enfants jusqu’au collège et mis deux employées à sa disposition pour aider à la confection des repas.

Si le laboratoire de sciences et la bibliothèque tenaient en 50 dans 2 armoires qu’on peut encore voir au CDI, le collège peut maintenant s’enorgueillir de salles fonctionnelles et modernes( physique, biologie, technologie, informatique… etc.)

Chacun élève ou salarié, a le cadre propice à la réussite, il ne reste plus qu’à l’atteindre.

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