Le TBI ... un tableau pas comme les autres publié le 30/12/2008  - mis à jour le 03/04/2011

V-Réflexions sur le TBI

 TBI, TNI dans le temps (résumé du témoignage de Pierre Lacueille, IA-IPR, Délégué académique aux TICE, académie de Bordeaux) :

Le tableau blanc numérique avec les termes tableau et numérique fait référence à deux notions liées à l’histoire du système éducatif séparées l’une de l’autre de presque deux siècles d’évolution technique. Au départ, il y avait le tableau noir, lieu de vie de la classe et de convergence des regards entre le maître et l’apprenant. Puis, au fur et à mesure des évolutions techniques et notamment l’imprimerie, des cartes ou des dessins techniques et anatomiques apparaissent, toujours accrochés sur ce grand tableau. Les progrès de l’optique et la démocratisation de l’électricité font apparaître les projecteurs de diapositives, les rétroprojecteurs puis la télévision couplée à un magnetoscope. Arrive alors l’ordinateur qui, couplé à un vidéoprojecteur devient un outil de diffusion multimédia.

Le TBI est la synthèse technique des différents instruments présentés ci-dessus : il superpose et unit l’espace d’écriture d’un tableau classique et l’espace de commande et de diffusion d’un écran d’ordinateur.

 Synthèse de recherches et de compte-rendus sur les usages de TBI :

Le TBI ...

Avantages

Inconvénients ou abus à
ne pas commettre

Au niveau matériel

  • Tout
    est prêt à l’emploi.

  • Un
    seul logiciel intégrant de multiples fonctionnalités
    (visualiseur, diaporama, travail de l’image, traitement de
    textes, intégration de vidéos ...).

  • Facilité
    d’utilisation.









  • Bien
    vérifier les branchements (vidéo, pc, TBI).

  • Problème
    de calibrage.

  • Le
    coût encore trop élevé.

  • La
    disposition à mettre en place : problème de point
    chaud, d’ombre portée.

  • La
    protection des salles à prévoir.

  • Fragilité
    potentielle de certains matériels (stylets, écrans
    ...)

  • La
    mise à jour des logiciels, les problèmes de
    licence.

  • Fatigue
    des yeux face à un écran

Au niveau pédagogique

  • Possibilité
    de revenir sur les séances précédentes, les
    figures construites.

  • Espace
    à la fois d’écriture et de diffusion (écriture
    différée, en direct ou un mixte des deux).

  • Gain
    de temps en classe (communication directe sur la recherche de
    l’exercice), évite le recopiage et donc temps de synthèse
    plus long.

  • Permet
    d’ajouter des données écrites, transformer,
    compléter un document écrit au fur et à
    mesure du débat de classe.

  • L’enseignant
    garde une posture ouverte face aux élèves et ne se
    retrouve pas derrière son écran.

  • L’écriture
    est simplifiée en mathématiques pour les formules,
    les équations.

  • Permet
    d’insérer dans un même document des images, de la
    vidéo, du texte.

  • Avec
    le logiciel du TBI, on dispose d’outils avancées pour les
    constructions, la visualisation (cartographie vectorielle,
    constructions mathématiques ...)

  • Permet
    de faire un travail de groupe informatique.

  • Pédagogie
    plus différenciée grâce aux ressources
    multiples.

  • Forme
    à la recherche d’informations, à l’utilisation
    d’internet pour créer des liens vers des documents issus
    d’internet.

  • Conservations
    de certaines réalisations inattendues, de situations de
    classe particulières.

  • Donner
    du sens aux apprentissages.


  • Le
    TBI est utilisé comme un écran de diffusion de
    documents produits préalablement par l’enseignant soit
    sous forme linéaire ou en diaporama : l’élève
    n’est pas alors acteur de ses apprentissages et écoute une
    production figée.

  • La
    saisie s’effectue sans utiliser les outils du logiciel du TBI
    (saisie au clavier, utilisation de la souris) : l’enseignant se
    retrouve derrière son écran.

  • Création
    de séances plus longue pour l’enseignant, prise en main de
    l’outil et du logiciel.

  • Attention
    à l’abus d’images et aux droits d’auteurs.

  • Le
    réseau doit avoir des espaces de stockage importants et le
    haut débit.

Au niveau des élèves

  • Monde
    connu des élèves qui passent plus facilement au
    tableau.

  • Possibilité
    d’avoir les cours sur le cahier de textes électronique
    (pour les élèves absents notamment).

  • Pour
    les élèves en difficulté, ne pas décrocher
    au niveau de la prise de notes.

  • Quand
    les manuels de classe sont diffusés en ligne , annotations
    directes sur les figures géométriques ou les
    énoncés (quand l’exploitation de ces manuels est
    autorisée par l’éditeur).

  • Valorisation
    des travaux des élèves par intégration dans
    les cours (exposés, correction à partir de
    productions ...).

  • Facilite
    la validation du B2i car l’élève agit et voit agir
    (tableur, logiciel dynamique).

  • Au
    niveau de la classe : plus d’intérêt pour
    l’activité, plus d’attention général, plus
    d’écoute.

  • Une
    participation plus active des élèves..


  • L’élève
    doit disposer d’une connexion internet à la maison et de
    l’ADSL car le poids des fichiers peut être conséquent.

  • Bien
    faire attention au choix des copies, ne pas stigmatiser.

  • L’enseignant
    ne passe plus dans les rangs, reste « cantonné »
    à son tableau



Documents joints
un document Plan stage (PDF de 51.9 ko)
un document Exercices (PDF de 161.4 ko)
un document Consignes (PDF de 264.6 ko)
un document Observation (PDF de 51.3 ko)
un document Grille B2i (PDF de 59.9 ko)