Accuso !...Defendo !....

publié le 11/06/2016,
par  Mme GRELLIER, principale

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Nous, 3èmes latinistes des collèges de Soyaux, nous sommes penchés sur les crimes commis dans la mythologie grecque. Le plus souvent, les criminels ont fini aux Enfers, dans le Tartare, pour expier leurs fautes jusqu’à la fin des temps.
Et pourtant... Le châtiment, tout divin soit-il, punit-il le vrai coupable ?
Parfaits scélérats ou pantins des dieux ? Assassins lucides ou victimes expiatoires ? Manipulateurs impénitents ou héros maudits ? Qui vous dira ce qu’il en est ?
Nous, latinistes soljadiciens, allons vous dire notre vérité ! A vous de juger !

LE TONNEAU DES DANAIDES

Amis, prenez place. Je me tiens aujourd’hui devant vous afin de vous éclairer sur le mythe des Danaïdes, car cette histoire quelque peu oubliée et méconnue mérite d’être remise au goût du jour et traitée comme il se doit. En effet, ce mythe est un moyen intelligent de vous démontrer que l’humain n’a pas évolué positivement dans tous les domaines et que nous avons des points communs avec les Romains. Avant de poursuivre, je tenais à vous dire que je suis ici non pas pour innocenter les Danaïdes ou contredire les dieux. Je n’aurais jamais cette audace. Je me tiens ici dans l’humble but de vous exposer les faits, et rien que les faits. Vous jugerez ensuite par vous-mêmes, car je sais que vous, collégiens, possédez du jugement et de l’intelligence, ainsi que de la compassion et de la réflexion. Commençons par le début. Savez-vous qui sont les Danaïdes et quelle est leur histoire ? Ouvrez grands vos oreilles et votre esprit.
Il n’y a pas si longtemps, dans la Rome antique, un roi nommé Aegyptos avait dans l’idée de marier ses cinquante laids et sots garçons aux cinquante belles et jeunes filles de son frère, Danaos, pour des raisons d’héritage et d’arrangements familiaux. Ce dernier, après de longues hésitations, accepta le mariage, mariage qui fut célébré dans les semaines qui suivirent. Mais Danaos, prévenu par un oracle que les cinquante fils voulaient tuer ses cinquante jeunes filles, ordonna à ses filles, innocentes, de les assassiner pendant leur nuit de noce, cela afin qu’elles ne fussent pas tuées et demeurent en vie, être merveilleux qu’elles étaient. Depuis, elles sont forcées de remplir indéfiniment d’eau de grandes et larges cruches percées, au plus profond du Tartare.
Rendez-vous compte, ces filles n’ont été que de pauvres victimes, perversement malmenées. En effet, ces pauvres jeunes filles, toutes plus belles et intelligentes les unes que les autres, ont été les victimes d’un coup monté ! Comment peut-on vouloir assassiner ces incarnations de la perfection sur Terre ? Tenter de tuer ce que les dieux ont créé de plus beau, n’est-ce pas là une atteinte directe à leur divine personne ? Pourtant, les dieux en ont décidé autrement, et vous savez que je ne les contredirai jamais. Cependant, les Danaïdes, ont été manipulées et ce sont les seules victimes dans cette histoire, ne trouvez-vous pas ? A vous de juger ! Cela vous semble inadmissible ? Vous n’êtes malheureusement pas au bout de vos surprises. Ces filles, innocentes, n’ont été que les vulgaires pantins de leur oncle, de leurs cousins et même de leur père. En dépit de cela, ces adorables jeunes filles ont obéi à leur père, en tuant leurs maris. Peut-on seulement reprocher à des jeunes filles d’être aimantes et obéissantes ? De plus, s’il fallait punir quelqu’un, ce devait être leur père. N’est-ce pas lui qui leur a donné un ordre ? N’est-il pas à l’origine de tout cela. Les Danaïdes ne sont que les mains exécutrices, que l’intermédiaire utilisé par leur père. Pensez-vous réellement qu’elles soient responsables ?
Vous croyiez que la liste des horreurs subies par les Danaïdes était enfin terminée ? Vous vous méprenez. Ces jeunes filles, sans défense et fraîches comme des roses, ont été victimes d’un mariage forcé ! Elles se sont vu imposer un mari qu’elles ne connaissaient pas, dont elles n’avaient jamais vu le visage, et le jour d’après, elles se retrouvaient mariées à eux et dans leur lit ! Si encore, ces idiots avaient été plaisants au regard, intelligents, bons soldats, les Danaïdes auraient pu les aimer ! Mais lorsqu’on présente des cochons à des roses, il ne faut pas s’étonner ! De plus, forcer une fille à se marier avec quelqu’un, à passer le reste de ses jours avec quelqu’un qu’elle n’avait jamais vu auparavant est inhumain, surtout si cette personne en question est son propre cousin ! Non seulement, les Danaïdes n’allaient pas être heureuses, mais en plus, elles allaient commettre un inceste et risquaient de donner la vie à des enfants dégénérés ! L’amour est quelque chose de beau et naturel et en aucun cas on ne peut forcer des jeunes gens à s’aimer.
Je voulais ensuite vous demander si les termes "mariage forcé", "héritage", "partage de terre" et "inceste" sont des termes que vous connaissez. Oui, bien sûr. Car, comme vous l’aurez compris, le monde romain n’est pas si éloigné du nôtre. En effet, ces termes sont toujours d’actualité, vous en entendez tous les jours parler autour de vous. Maintenant que je vous ai exposé le mythe, vous êtes en capacité de juger par vous-mêmes cette histoire. Avant de vous faire votre opinion, rappelez-vous toutes les horreurs que les Danaïdes ont subies et de quel complot elles étaient les cibles. Souvenez-vous du mariage forcé qu’on leur a imposé, et ce qui pouvait en découler. Et enfin et surtout rappelez-vous quelles victimes elles ont été. A présent, c’est à vous de choisir. Prenez soin de le faire avec toute votre intelligence, votre compassion et votre sens de la justice. Car c’est le point le plus important : le sort réservé aux Danaïdes vous semble-t-il juste ? Je ne me prononcerai pas là-dessus, afin de ne pas vous influencer, afin que vous ne doutiez point de mon impartialité. Ce n’est en effet pas moi qui vous dirai que les Danaïdes devraient être libérées de ce châtiment... Jugez vous-mêmes.
Elisabeth Damiens

Chère assistance, chers amis, je suis ici aujourd’hui pour accuser les Danaïdes. Mon jugement se veut humble et honnête.
Filles de Danaos, elles sont au nombre de cinquante. Le frère de leur père, Egyptos, avait, quant à lui, cinquante fils. Egyptos, voulant éviter des guerres de succession, proposa à son frère de marier ses filles à chacun de ses fils, les deux familles seraient ainsi unies. Malheureusement, Danaos refusa d’abord et s’enfuit avec ses filles. Son frère réussit à le retrouver et pu enfin le convaincre d’accepter ces mariages. Le soir de leur nuit de noces, les cinquante Danaïdes tuèrent leurs tout récents maris, déjouant leur destin. Les Dieux choisirent de les punir en leur faisant remplir une jarre percée pour l’éternité.
Ces femmes ont assassiné leur mari ! Selon leur père, elles auraient toutes dissimulé une épingle dans leurs cheveux afin de poignarder leur mari. Ces femmes sont des criminelles, des meurtrières, des assassins. De plus, elles ont effectué un crime prémédité. Leurs époux, qui ne voulaient que leur bien, se sont vus trahis par leur bien-aimée. Ils les ont vues leur planter cette épingle dans le cœur. Ne vous seriez-vous pas sentis abandonnés, trahis, à la place de ces hommes ? Ces femmes, ces criminelles n’ont pensé qu’à elles, et au plaisir de tuer plutôt qu’à ce que ressentiraient ces hommes, ce que ressentirait le père de ces hommes tués sans émotion, sans cœur. Et qu’en est-il du père des Danaïdes ? Voir ses enfants devenir des meurtrières, plutôt que de bonnes épouses sages et pieuses ? Ne ressentiriez-vous pas un immense désarroi si la chair de votre chair se mettait à tuer ? Les Danaïdes tuent, et leur punition semble juste.
Ainsi, en commettant cet acte irréparable, les Danaïdes ont gravement offensé les Dieux. Leur destin était de se marier avec ces hommes, et le destin de chaque humain est décidé par les Dieux de l’Olympe. Elles ont refusé leur destin, refusant également la considération divine. Chaque personne ici présente sait combien les Dieux sont puissants, bien plus puissants que ces misérables petites humaines. Elles auraient dû se réjouir d’intéresser les divinités ne serait-ce qu’un moment, mais elles se sont crues au-dessus de leurs Maîtres tout-puissants et ont voulu surpasser leur pourvoir. Elles ont choisi de tuer le mari que le destin leur avait choisi plutôt que de respecter la volonté des Dieux. Elles ont choisi de vivre en meurtrières plutôt qu’en épouses pieuses. Ces stupides humaines, faisant preuve d’une démesure insensée, ont décidé de ne pas écouter les Dieux ! Entendez-vous cela, chers amis ? Oseriez-vous penser que vous êtes tout-puissants ? L’humilité est une vertu qui se mérite ! Les Dieux ne peuvent pas tolérer ce genre de manque de respect ! Des meurtrières orgueilleuses, ils se devaient de les punir ! Cette offense est intolérable aux yeux des Dieux, ils ont trouvé un châtiment à sa mesure. Mais remplir une simple jarre percée, ce n’est pas suffisant. Là encore, les Dieux sont grands : ils ont préféré rester cléments vis-à-vis des Danaïdes. Trouvez-vous cela suffisant, chers auditeurs ? La volonté des Dieux est implacable, mais, de mon humble avis, les Danaïdes méritent pire. Je ne contredis pas les Dieux, je dis simplement, toute humble que je suis, que ces ridicules humaines n’ont pas assez été châtiées ! Cher auditoire, les Danaïdes ne sont pas des innocentes ! Les Danaïdes sont d’infâmes criminelles et elles méritent d’être traitées en tant que telles !
Chère assistance, chers amis, j’en ai terminé. Ici s’arrête mon accusation. Je vous ai tout dit, tout expliqué, rien que la vérité. J’ai été honnête avec vous, j’ai été humble, mon jugement s’est fait sans démesure. Je n’en dirai pas plus.

Iris Bruneau-Née

LE SUPPLICE DE TANTALE

Collégiens collégiennes, aujourd’hui, nous sommes confrontés à l’acte malfaisant de Tantale. Nous sommes ici pour débattre au sujet des crimes et des atrocités dont s’est rendu coupable Tantale !
Tout d’abord, je vais vous rappeler les crimes et les actes que celui-ci a commis. Tantale est le fils de Zeus et de la Nymphe Plouto. Il était souvent invité à la table des dieux pour les banquets. Mais celui-ci en profitait pour dérober de l’ambroisie et du nectar, pour le distribuer à son peuple de mortels ! Puis, lors d’un banquet avec les dieux dans son palais, Tantale eut l’idée de leur donner son fils, Pélops, en guise de plat principal ! Tous les dieux se rendirent compte de l’atrocité de Tantale sauf Déméter qui mangea un bout de l’épaule de Pélops.
Tantale, considéré comme un demi-dieu n’a tout de même pas le droit de voler ! Voler est un crime très sévèrement puni ! Alors pourquoi voler l’ambroisie ? Son peuple n’a pas besoin de nectar ni d’ambroisie. Il est comme les autres et peut se débrouiller seul. Il n’a pas droit à l’aide des choses divines. Sauf avec l’accord des dieux, Tantale n’a pas le droit de prendre de l’ambroisie et du nectar et encore moins de le donner aux humains. Punissez Tantale pour le vol qu’il a commis !
De surcroît, chers amis, qui oserait faire de son chien de la pâtée pour dieux ? Alors qui le ferait avec son fils ? Celui que vous avez élevé se retrouve en chair à pâtée ! Vous ne laisseriez pas quelqu’un s’en approcher pour une telle atrocité, alors qui l’aurait découpé lui même ? Tantale l’a fait ! Amis, punissez éternellement Tantale pour son infanticide insensé !
Enfin, oseriez-vous vous mesurer aux dieux ? Tantale, cet inconscient, l’a fait ! N’est-ce pas de l’insolence ! Cette démesure est déjà de trop alors pourquoi essayer de leur tendre un piège ? Comment auraient-ils pu se faire avoir par le plan de Tantale ? Les Dieux sont les êtres les plus développés. Personne n’est à leur niveau ! Tantale se croyait au-dessus d’eux. Il sera puni sévèrement de son outrage car aucun être n’a le droit de se mesurer aux dieux.
J’espère, collégiens collégiennes que vous reconnaissez l’atrocité des crimes de Tantale. Que les dieux l’aient puni éternellement à subir la plus grande souffrance pour ses actes diaboliques n’est que justice.
Pierre Proux

Mesdames, Messieurs, écoutez-moi... Je vais vous parler de Tantale et des erreurs commises. Tout d’abord, je tiens à dire que Tantale est une personne d’exception, une merveille humaine, un roi et même une personne aux qualités incommensurables. Mais il est quelque peu humain, c’est pourquoi il fait des erreurs.
Tantale était roi de Lydie et fils de Zeus. Il était tellement riche qu’il était invité au repas des dieux. Malheureusement, il avait la mauvaise habitude de dérober de l’ambroisie, une nourriture céleste capable de soigner n’importe quelle blessure. Un jour, il voulut tester les divinités, il avait besoin de son fils Pélops pour les tester, il a donc tué son fils pour le faire cuire et donner à manger aux dieux dans son palace. Les dieux s’en rendirent compte et le punirent en l’empêchant de pouvoir se nourrir.
Je trouve cruel le fait qu’il soit condamné d’une telle façon pour un vol. Certes , c’est de l’ambroisie qui est une nourriture céleste capable de soigner ou de revigorer n’importe qui. Cela aurait été un atout pour son peuple, les habitants de son royaume ! Son amour pour ses concitoyens était plus grand que les risques qu’il encourrait. Les dieux n’ont pas grand cœur mais ils ont toujours raison, ce ne sont pas des dieux pour rien. Les dieux n’ont pas été objectifs et devraient réajuster leur jugement.
Je trouve aussi inadmissible que Tantale puisse être condamné pour avoir donner son fils à manger aux dieux parce qu’il a voulu se faire pardonner de son vol, en les invitant à dîner chaleureusement autour d’une table. Il n’avait pas de viandes d’assez bonne qualité et digne d’être offerte. Il ne pouvait pas se contenter d’un simple repas. Alors son fils apparut, voilà une viande riche de qualité et digne d’être sacrifiée aux dieux ! Il l’a donc sacrifié pour que les dieux puissent être à leur aise. Les divinités ont involontairement amené Tantale à sacrifier son fils, ce n’est pas lui qui sacrifie, c’est son envie de satisfaire les dieux qui a tué son fils. Certes Tantale n’est pas exempt de tout reproche, mais il est puni par ceux qu’il a voulu satisfaire.
Je pense que Tantale a fait une bévue, qu’il s’est égaré, mais que la punition est bien
trop lourde.
Etienne Tranchet

PROMETHEE ENCHAINE

Collégiennes, collégiens,

Je me tiens ici devant vous non pour accuser ou défendre Prométhée mais pour vous dire la vérité.
Pour ceux d’entre vous qui ne connaîtraient pas son histoire, je vais vous la résumer. Prométhée et Épiméthée étaient deux frères titans. Le nom Prométhée signifie « celui qui réfléchit avant d’agir ». Alors que celui d’Épiméthée signifie « celui qui réfléchit après ». Zeus avait confié une tâche à Prométhée et Épiméthée. La mission consistait à donner des atouts à chaque espèce. Épiméthée donna au chat la faculté de parfaitement voir la nuit ; au guépard, il donna la vitesse ; à l’aigle, il donna des ailes ; au crocodile, il donna des crocs ; à l’ours, il donna la fourrure ; tout ceci dans le but de sauver les espèces. Mais Épiméthée avait oublié les Hommes et il ne lui restait plus d’atouts pour ces derniers qui, de fait, se retrouvaient la proie des autres animaux. Prométhée, qui avait pourtant demandé à son frère de l’attendre, voulut réparer cette erreur et sauver les hommes d’une mort imminente. Alors il grandit les Hommes, les fit se redresser et marcher sur deux jambes. Malgré les efforts de Prométhée pour sauver les Hommes, il savait que cela ne suffirait pas et déroba donc une petite partie du feu de l’Olympe pour le donner aux Hommes. Zeus se vengea de cette trahison et attacha Prométhée au Caucase où il se fait arracher puis dévorer le foie tous les jours, celui-ci repoussant en effet la nuit. Le châtiment est donc sans fin. N’est-ce pas ici un châtiment totalement exagéré ? Mais Zeus l’a condamné et Zeus a tous les droits.
Prométhée a en effet volé une petite partie du feu de l’Olympe mais il l’a fait dans le but de sauver les Hommes, eux qui n’auraient pas survécu, dévorés par les autres espèces qui, elles, avaient reçu des atouts. Sans le feu de l’Olympe, les Hommes auraient-ils survécu ? Personne n’a de réponse à cette question. Mais Prométhée a sauvé les Hommes et c’est un acte de bravoure qui mérite d’être souligné. Vous-mêmes, chers collégiens, avez-vous déjà été punis pour avoir été courageux ou braves ? Je ne pense pas, car le courage est une action positive. En effet, quels parents n’ont jamais souhaité avoir un enfant courageux ?
Dans cette histoire, qui est le véritable coupable ? C’est à Épiméthée et Prométhée que Zeus avait confié la mission de distribuer les atouts aux êtres vivants. Or, c’est Épiméthée qui avait oublié les humains. Prométhée a simplement voulu réparer l’erreur de son frère et pour cela il a été condamné. Trouvez-vous cela juste ? Je ne pense pas qu’être châtié à la place d’un autre soit vraiment juste. Mais Zeus l’a condamné et Zeus a tous les droits. Maintenant à vous de décider si Prométhée est coupable ou non. Repensez seulement à ceci lorsque vous verrez quelqu’un d’innocent accusé à tort.
Alice Laurichesse

ZEUS L’INFIDELE

Collégiens,collégiennes, je tiens à démasquer le puissant Zeus. Pourquoi ? Je vais vous exposer les faits.
Pour commencer, on sait tous que Zeus est un grand séducteur. Bien qu’il soit marié à Héra, on le décrit passant d’une aventure amoureuse à une autre et utilisant toutes sortes de ruses pour dissimuler ses escapades romanesques à sa femme. Nous pouvons en effet citer plusieurs exemples de tromperies comme Europe qui s’est laissé séduire par la transformation de Zeus en taureau. Il y a également l’histoire de Léda : celle-ci est la femme de Tyndare, le roi de Sparte. Elle aimait son mari plus que tout au monde mais Zeus tomba fou amoureux d’elle et utilisa un subterfuge. Elle aimait se promener sur le bord d’un lac et contempler les cygnes. Un jour, le dieu se métamorphosa en oiseau et se fit poursuivre par un aigle. Ainsi Zeus vint se réfugier dans les bras de Léda et la féconda. De cette union, naquirent Pollux et Hélène.
Je trouve les infidélités de Zeus ignobles car il joue en toute impunité avec les femmes. Rendez-vous compte ! Il profite des humains qu’il a à sa merci et les manipule sans aucun scrupule. C’est inadmissible de réagir de cette façon ! Un dieu est un exemple et ne doit en aucun cas se retrouver au cœur d’un scandale que l’on déballe sur une place de marché.
Aucune femme ne devrait subir de telles humiliations. Les femmes sont des êtres humains ; elles ont un cœur et éprouvent des sentiments forts... et il est inadmissible de passer la plupart de ses journées à vouloir les blesser. Zeus a le devoir de protéger et de chérir Héra et ne doit aucunement passer son temps libre à la décevoir et à tromper celle-ci avec des jeunes femmes insouciantes et innocentes.

Je trouve également ses tromperie ignobles car il se montre irrespectueux envers sa femme. Mettez-vous à la place de cette pauvre Héra ! Comment fait-elle pour ne pas plier sous le poids de la honte ? Doit-elle continuer à s’infliger cela ? A attendre patiemment le retour de son mari ? Mais lui, tandis que sa femme se rend malade pour lui, en profite pour courtiser les femmes, même celles qui sont mariées, même celles qui l’éconduisent et le fuient !
Voilà, je vous ai parlé des infidélités de Zeus mais retenez une chose : tromper sa femme est l’acte le plus irrespectueux que l’on puisse faire.
Tom Rocher

Collégiennes ,collégiens,

pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas Zeus, chose fort improbable...Zeus est le dieu suprême, dans la mythologie grecque. Il est marié à Héra, qu’il aime plus que tout. Beaucoup de personnes connaissent Zeus grâce à ses célèbres histoires d’amour.
Je vais vous citer trois des plus connues de ces amourettes, avec des déesses, des nymphes ou encore de simples mortelles. Il y a Danaé. Elle était enfermée par son père dans une tour. Quelle pauvre femme ! Zeus sentit la détresse de celle-ci et parvint finalement à entrer dans la tour sous forme d’une magnifique pluie d’or qui tomba sur la princesse Danaé ! Quel privilège de se faire envahir par une divine pluie d’or ! De cette très belle union naquit un fils, Persée. Puis il y a Europe. Elle était sur la plage. Zeus, pour séduire cette admirable princesse, se transforma en sublime taureau blanc. Ensuite, il la prit pour l’emmener à Gortyne où ils s’accouplèrent joyeusement. De cette brillante union naquirent Minos, Rhadamanthe et Sarpédon, les trois juges des Enfers. Enfin il y a Antiope. Zeus prit la forme d’un satyre, une créature qui ressemblait à un adorable bouc, afin de l’approcher. De leur union naquirent Amphion et Zethos.
Maintenant que j’ai rappelé ces trois « coups de foudre » de Zeus -dieu du ciel et du tonnerre, n’est-ce pas ?- je vais essayer de vous convaincre qu’il ne s’agit pas là de délits ou de crimes ! Bien au contraire, vous avez l’occasion pendant un court moment de vous évader de cette vie de couple qui n’est rien qu’une routine interminable... Alors oui, Zeus a trompé sa femme, oui, il l’a trompée à plusieurs reprises. Je trouve cela inadmissible que des personnes puissent se permettre de dénigrer Zeus suite à ses aventures passagères car en étant infidèle, il cherchait tout simplement à sauver sa vie de couple, la personne la plus chère à ses yeux étant sa chère et tendre femme Héra ! En outre, cela est d’autant plus déplacé qu’il a aussi fait cela pour donner l’opportunité à ses femmes d’avoir des enfants...et des enfants divins !! Savez-vous l’amour que l’on porte à un enfant ? Cette sensation est indescriptible. De plus, ces femmes ne se sont pas fait séduire par un homme laid ! Zeus a toujours tenu à leur apparaître sous une forme différente ! Quel incroyable privilège ! Quel privilège d’avoir été élue par un être aussi passionné, aussi fougueux ! Ces femmes seront reconnaissantes à Zeus un jour ou l’autre !
J’ai tout dit. Seul Zeus pourrait rajouter quelque chose. Plus rien ni personne ne pourra dénigrer Zeus pour ses belles idylles. Et celui qui osera le faire ne sera en aucun cas réaliste.
Naofel Boukarta

LE ROCHER DE SISYPHE

Mesdames et Messieurs les jurés, je suis avec vous en ce jour pour défendre une bonne cause, pour vous convaincre que le sort réservé à ce pauvre Sisyphe est trop horrible. Mais avant tout, voici un rappel des faits.
Sisyphe est le fils d’Eole, le dieu du vent, et de Méropé, ainsi que le principal fondateur de la ville de Corinthe. Un jour, Sisyphe fut témoin du kidnapping de la nymphe Egine par Zeus qui la cacha dans la ville de Corinthe. Sisyphe aida le père désespéré à retrouver sa fille en dénonçant le dieu responsable, qui n’était autre que Zeus. Trahir les dieux est soi-disant l’erreur absolue pour un mortel, si bien que, fou de rage, Zeus décida de le punir et envoya Hadès, dieu des morts, se charger de lui infliger un châtiment éternel. Il se présenta devant Sisyphe avec une paire de menotte. Malin, le jeune homme fit croire à Hadès que celles-ci ne fermaient pas. Il tomba dans le panneau, enfila les menottes qui évidemment fermèrent très bien. Sisyphe le séquestra ensuite dans une prison de Corinthe. Zeus, furieux de l’insolence de Sisyphe envoya Arès, le dieu de la guerre, délivrer Hadès et capturer le traître. Rusé, comme toujours, Sisyphe se rendit sans broncher. Avant de partir définitivement dans le monde des morts, il pria sa femme de ne surtout pas accomplir correctement les rites funéraires et de ne pas l’enterrer. Descendu dans le royaume d’Hadès, il réussit à convaincre l’assemblée que sa femme ne l’avait pas enterré et ainsi demanda une permission pour retourner dans le monde des vivants, afin de la punir. Devant une telle insulte, le dieu des morts accepta. Une fois la vie reprise, Sisyphe ne retourna plus dans les Enfers. Alors les dieux attendirent patiemment la fin de sa vie, et une fois qu’il fut mort de vieillesse, Zeus lui infligea le châtiment éternel. Désormais Sisyphe est condamné à rouler un énorme rocher en haut d’une montagne. Ce rocher retombe à chaque fois de l’autre côté et il doit sans cesse le ramener au sommet. Ainsi Sisyphe roulera son rocher jusqu’à la fin des temps.
Peut être qu’après avoir écouté ce récit, vous allez me dire qu’il est normal qu’il soit condamné car il a révélé un secret divin ? Mais il s’agit tout de même de l’enlèvement d’une jeune fille. Est-il tolérable que Zeus, maître de l’olympe, commette de tels agissements sans que personne ne s’y oppose alors que si un mortel avait commis le même acte, il aurait été jugé et condamné ? Pensez à ce pauvre père malheureux et rongé par l’angoisse. Sisyphe n’a fait que l’aider à retrouver sa fille. Si Egine avait été votre fille, auriez-vous préféré qu’il vous aide à la retrouver ou qu’il garde son secret ?
Certes, Sisyphe a commis une erreur en enfermant Hadès car cela a désorganisé le monde des morts en le dépeuplant. Mais est-ce la faute de Sisyphe s’il est tombé dans la panneau ? N’auriez-vous pas tous rêvé de faire la même chose afin d’accéder à la vie éternelle ? Grâce à Sisyphe, des milliers de personnes ont vu l’heure de leur mort reculer. Sisyphe ne s’est-il pas montré plus intelligent, plus rusé que les dieux lorsqu’il a réussi à convaincre l’assemblée du monde des morts qu’il devait retourner dans le monde des vivants pour punir sa femme ? Il ne s’est pas lamenté sur son sort et a cherché une solution pour s’en sortir. Ne seriez-vous pas prêts à n’importe quel mensonge, n’importe quelle ruse pour échapper à la mort et aux Enfers afin de revenir auprès des vôtres : votre mari, votre femme, vos enfants ?
En le condamnant à pousser éternellement un rocher au sommet d’une montagne sans qu’il puisse y rester, les dieux ont cru avoir trouvé une forme parfaite de torture pour Sisyphe. Pensez-vous vraiment que cet homme qui a sauvé une jeune fille, redonné le bonheur à un père, allongé la vie de certains d’entre nous mérite cette frustration permanente ? Ne pensezvous pas que cette punition soit absurde ? Sisyphe ne mérite-t-il pas enfin le repos éternel ? Pour conclure mesdames et messieurs les jurés, êtes-vous certains qu’il soit justifié de maintenir la peine de cet homme héroïque ? Sisyphe a, certes, fait preuve d’un peu d’insolence mais cela est humain. C’est vous qui maintenant allez sceller son destin et je crois en votre discernement.
Thibaud Levault

Collégiennes, collégiens, je suis aujourd’hui devant vous pour vous prouver que la sanction infligée à Sisyphe était amplement méritée. Mais, tout d’abord, je vais vous faire une brève présentation de ce criminel. Il était connu pour ses vols et ses fourberies, surtout auprès des dieux. Fils du roi de Thessalonie et d’Enarété, il a fondé la ville de Corinthe et les jeux d’Isthme.
Maintenant, je vais vous présenter son mythe et ce qu’il a commis. Ce criminel possédait un beau troupeau dans la région de Corinthe. Non loin de chez lui, habitait Autolycos, un de ses voisins. Tout comme Sisyphe, Autolycos maîtrisait l’art de voler à la perfection. Un jour, ce dernier décida de voler des bêtes à son voisin. Ainsi, au fur et à mesure des jours qui passaient, chaque matin, ce criminel de Sisyphe remarquait que son troupeau diminuait. Il était évidemment dans l’incapacité d’accuser qui que ce soit. Il décida donc d’inscrire des marques sous les sabots de ses bêtes. Un matin, il découvrit la trace de sa marque sur le sol. Il suivit les traces jusqu’au troupeau d’Autolycos. Pour se venger, il viola Anticlée, sa fille ! Vous rendez-vous compte ? Un viol ! De plus, ce scélérat a trahi le dieu suprême, Zeus. En effet, alors que ce dernier avait kidnappé la nymphe Eugine et l’avait cachée dans la ville de Corinthe, Sisyphe le dénonça à Asopos, le père d’Eugine. Pour savoir la vérité, Asopos avait donné à Sisyphe une source perpétuelle pour la ville de Corinthe. Suite à cela, Zeus décida donc de punir Sisyphe. Pour ce faire, il demanda à Hadès, le dieu des enfers, de recevoir Sisyphe au Tartare et de lui infliger un châtiment éternel. Une fois de plus, ce malfaiteur utilisa une ruse. Il convainquit Thanatos, divinité de la mort, d’essayer des chaînes qui étaient destinées à Sisyphe lui-même, pour soi-disant voir comment elles fonctionnaient. Thanatos se retrouva ainsi prisonnier dans la maison de Sisyphe. En conséquence, plus personne ne mourrait, par sa faute. Le monde allait alors tourner à la catastrophe démographique. Sisyphe reçut donc une punition exemplaire : il devait pousser un énorme rocher sur le flanc d’une montagne et une fois arrivé en haut, il devait le faire rouler de l’autre côté et recommencer.
Je trouve donc bien évidemment plus que normal qu’il ait été sévèrement puni. En effet, avoir violé la fille de son ennemi, est-ce un fait banal ? Trouvez-vous normal d’outrager une jeune fille, d’user de violence, pour se venger d’un simple vol de bétail ? Ce criminel, ce scélérat, je manque de termes négatifs pour le qualifier, a détruit la vie amoureuse d’une jeune femme innocente sous prétexte que le père de cette dernière lui volait de simples animaux ! Est-ce sensé de privilégier des moutons à une jeune et jolie femme ? En plus d’être voleur, il était égoïste !

Mais ce n’est pas fini ! Il faut souligner qu’il a également trahi plusieurs dieux dont Zeus, comme je vous l’ai expliqué. Trouvez-vous normal de dénoncer l’être, le dieu le plus influent du monde ? Qu’importe ce que Zeus a fait ! Personne, pas même cet énergumène, n’a le droit de contester ses actes. De plus, ce fourbe a utilisé la manipulation, le chantage. Il a profité de façon malsaine de la révélation qu’il a faite en divulguant ce qui était arrivé à Eugine : elle lui a en effet permis d’acquérir une source perpétuelle. Ce n’est pas tout : ce malhonnête, comme je vous l’ai déjà expliqué en détails, s’est joué de Thanatos, personnification de la mort, comme on ferait courir un taureau dans une corrida avec un drapeau rouge. Vous rendez-vous compte, collégiens, collégiennes, qu’il a empêché les êtres humains, aussi épuisés soient-ils, de mourir ? Une fois de plus, il a été égoïste et a utilisé ses perfides talents.
C’est donc avec ce discours que je vous laisse vous faire votre propre opinion sur -je ne le répéterai jamais assez- ce scélérat, ce fourbe, ce criminel… Je vous remercie de m’avoir écouté. Mais n’oubliez pas, il a commis d’horribles actes.
Clément Mesnard

LES DOUZE TRAVAUX D’HERCULE

Mes amis, je me tiens devant vous aujourd’hui pour vous parler des douze travaux d’Hercule. Je suis ici non pas pour le défendre, mais pour l’accuser, car douze travaux, même le plus petit des hommes est capable de les réaliser.
Hercule, fils de Jupiter, est l’un des plus célèbres héros de la mythologie. Hercule, après avoir tué ses enfants, dut réaliser douze travaux imposés par son cousin, Eurysthée. Ce dernier, voulant se débarrasser de lui, fit volontairement le choix de douze travaux inutiles, travaux qu’un homme « normal » ne peut pas réussir. Mais Hercule, en tant que demi-dieu, réalisa ces douze travaux en huit ans. Les voici : étouffer le lion de Némée à la peau impénétrable et rapporter sa dépouille, tuer l’hydre de Lerne dont les têtes tranchées repoussaient sans cesse, capturer la biche de Cérynie aux sabots d’airain et aux bois d’or, créature sacrée d’Artémis, ramener vivant l’énorme sanglier d’Erymanthe, nettoyer les écuries d’Augias, qui ne l’avaient jamais été, tuer les oiseaux du lac Stymphale aux plumes d’airain, dompter le taureau crétois de Minos, que celui-ci n’avait pas voulu rendre à Poséidon, capturer les juments mangeuses d’hommes de Diomède, rapporter la ceinture d’Hippolyte, fille d’Arès et reine des Amazones, vaincre le géant aux trois corps Géryon et voler son troupeau de bœufs, rapporter les pommes d’or du jardin des Hespérides, que gardait Ladon et pour finir descendre aux Enfers et enchaîner Cerbère, le chien aux trois têtes.
Comprenez, mes amis, qu’Hercule, qui n’avait que douze travaux à réaliser, se sentit offusqué. Lui, Hercule, le grand et l’unique Hercule décida de ne pas prendre au sérieux cette sanction, et d’accomplir ces missions, selon son bon vouloir, quand il le voudrait. Mais croyez-vous, chers amis, que douze travaux suffisaient à Hercule pour lui faire regretter ses actes ? Bien sûr que non ! Pour lui, ce ne fut qu’un vulgaire loisir, un passe temps de ne réaliser que douze travaux.

Rendez-vous compte, mes amis, qu’Hercule n’avait pas commis un meurtre mais trois. En outre, prenez bien conscience qu’Hercule avait tué des membres de sa propre famille et qu’il n’écopa que de douze travaux. Peut-être, oui, que cela vous paraît énorme et inhumain mais je vous rappelle, au passage, qu’Hercule est le fils de Jupiter, c’est donc un demi-dieu doté d’une force incroyable.
Comme vous le savez, Hercule réalisa sa « punition » de douze travaux imposés par son cousin Eurysthée en huit ans. Pensez-vous que cela suffisait pour sanctionner un meurtre ? Je ne crois pas. Et si cela ne suffit pas pour un meurtre, imaginez pour trois ! Car je vous le rappelle, Hercule a commis trois meurtres : celui de son épouse et de ses deux enfants. Je dirais même qu’un châtiment aussi léger pour lui pourrait même l’inciter à récidiver ! Oui, Hercule a peut-être mis huit ans à réaliser ces douze travaux mais c’était justement pour faire croire à tout le monde que cela lui faisait regretter son acte alors que pas du tout. En clair, ces douze travaux ont été inutiles et n’ont pas permis de le punir suffisamment.
Clémentine Petit

Collégiennes, collégiens, connaissez-vous Hercule, ce demi-dieu trahi et détesté par Héra, la déesse qui le rendit fou et qui le poussa à faire l’impossible ? De son vrai nom Alcide, il est poursuivi depuis sa naissance par la haine d’ Héra, furieuse d’avoir été trompée par son divin mari. Tout d’abord, mes amis, rappelons les faits.
Hercule, aussi appelé Héraclès, est le fils de Zeus et d’Alcmène, princesse de Mycènes. Zeus désirait avoir un fils mortel capable d’accomplir des exploits. Il séduit donc Alcmène, en prenant l’apparence de son véritable mari, Amphitryon. Quand Amphitryon rentre, il fait lui aussi un enfant avec Alcmène, enfant qu’ils appellent Iphiclès. Hercule naît trois mois après Iphiclès. Héra, sœur et épouse de Zeus, est folle de jalousie. Elle décide donc de priver Hercule du trône d’Argolide. Attendez mes amis ! Comme elle n’est jamais satisfaite, elle retarde la naissance d’Hercule et accélère celle d’Iphiclès, l’autre fils d’Alcmène, pour qu’il hérite du royaume. Peu après la naissance d’Hercule, Hermès, messager des dieux, lui fait boire le lait d’Héra pour qu’il devienne immortel. Héra, toujours furieuse, ne cesse de tendre des pièges à Hercule durant sa vie. Lorsqu’il n’a que huit mois – oui vous avez bien entendu huit mois – elle envoie dans son berceau deux serpents, qu’il finit par étouffer. Les douze travaux d’Hercule constituent une partie de ses aventures. Il participe aussi à l’expédition de Jason et des argonautes, qui sont eux, à la recherche de la Toison d’Or. Les douze travaux sont les exploits les plus connus d’Hercule. Vous devez sûrement les connaître ! A cause d’un accès de folie provoqué par Héra – et oui encore elle – Hercule tue sa première épouse Mégare et ses enfants. Effondré par cet acte, il consulte la Pythie qui lui conseille d’aller voir son cousin Eurysthée. Ce dernier lui impose les douze travaux, réputés comme irréalisables.
Hercule est un demi-dieu et son père est Zeus. Il a donc une force naturelle qu’il ne peut pas contrôler. Ce n’est donc pas de sa faute si quand il veut embrasser quelqu’un, il l’étouffe.
De plus, Eurysthée, cet inconscient, croyant pouvoir achever Hercule, lui inflige les douze travaux. Il les a tous réussis difficilement et cela lui a pris huit ans de sa vie. Rendez-vous compte de ce que huit ans représentent ?
Mais mes amis, ce n’est pas le pire ! Héra a profité de sa force et l’a manipulé pour qu’il tue sa famille. Et elle n’est pas la seule à avoir manipulé Hercule. Quand la Pythie a conseillé à Hercule d’aller voir Eurysthée, elle savait très bien ce qu’elle faisait. En effet, Eurysthée a toujours été jaloux d’Hercule, du fait de sa force et de sa puissance. Il lui impose donc les douze travaux, que seul un véritable fils de Zeus peut réussir. Eurysthée, figure même de la lâcheté, se cache dans une jarre en bronze quand Hercule lui apporte la peau du lion de Némée, le premier travail qu’il lui fallait accomplir. Sans aucune raison, Eurysthée défend à Hercule d’entrer dans la ville de Mycènes. Attendez ! Ce n’est pas tout ! Eurysthée refuse deux fois de reconnaître le travail fait par Hercule. Hercule a donc dû accomplir deux travaux de plus que les dix travaux imposés au départ.
Pour finir, je tenais à vous dire qu’Héra et Eurysthée ne sont pas des personnes dignes de confiance et qu’Hercule n’aurait jamais dû avoir à accomplir tant de travaux. Jamais ! Voilà mes amis, je vous aurai donc informés de la fourberie de certaines personnes ; et à partir de maintenant, méfiez-vous de ceux qui vous entourent : tout le monde n’est pas digne de notre confiance.
Emma Lolliot