Dossier 3e Gospel

publié le 02/09/2008, mis à jour le 17/09/2008,
par  M.PLOQUIN

Fiche du cours

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Recherches personnelles : Bon travail et surtout Bon Festival !

• Ière Partie : Questionnaire sur un texte .

Page 1 et 2 : Pas plus de 6 lignes par réponse !

Extrait de "Free Jazz et Black Power" de P. Carles et J.L. Comoli, éd. Folio.

Notes sur une histoire noire du Jazz
Les chants religieux (p.202)

1) Au début du XIXe, à la Nouvelle Orleans, les esclaves pouvaient se réunir certains soirs de la semaine, sous la surveillance de la police locale, autour de danses et musiques traditionnelles. Mais ces « concerts » semblent avoir été une exception dans l’histoire de la musique noire, exception que l’on peut expliquer par l’attitude traditionnellement paternaliste et plus tolérante à l’égard des esclaves, des colons catholiques, français et espagnols, qui formaient la majorité de la communauté blanche en Louisiane. Dans les autres colonies américaines, ou dominaient les colons protestants ( anglais, allemands, etc. ), les esclaves ne pouvaient aller ailleurs que dans les champs, pour travailler, ou dans le quartier de la plantation qui leur était attribué, pour dormir (au début du XIXe siecle, une loi decréta que tout "esclave trouvé à plus de treize kilomètres du domicile de son maitre serait considéré comme fugitif et ce de fait, passible des châtiments corporels les plus sévères) ou, encore, à l’ église.
Préciser où et pour quoi faire les esclaves ont la possibilité d’être entre eux ?

2) Le christianisme, dans l’histoire des Noirs en Amérique, a joué, du début de la période coloniale jusqu’au xxe siecle, un rôle permanent, décisif, et singulièrement ambigu. Détribalisés, privés de leurs dieux ancestraux, les esclaves furent très vite tout disposés à écouter les sermons des pasteurs ; en adoptant la religion de leurs maîtres, sans doute espéraient-ils comprendre les raisons de leur asservissement et, aussi, trouver dans les nouvelles manifestations rituelles qui leur étaient proposées une occasion de répit, voire un simple dérivatif à la monotonie de leur travail. Parmi les causes de la christianisation des esclaves, il convient d’ajouter, à l’interdiction de célébrer les cultes africains, la tradition africaine, de respecter les dieux de son conquérant. S’il ne vénerait pas toujours les dieux de son vainqueur, du moins le soumis reconnaissait-il leur puissance et leur donnait-il une place parmi les dieux de sa propre tribu. De plus, l’adoption du christianisme (mais on peut supposer que toute autre religion aurait fait l’affaire) permit aux esclaves de retrouver cette sorte de courant psychologique collectif qui était essentiel à la société tribale. Autre facteur déterminant, qui explique que les premiers convertis aient été les esclaves « favoris », les domestiques qui vivaient plus près de leurs maîtres : le besoin d’imiter la conduite des Blancs. Les causes de cette christianisation, par leur diversité et leurs contradictions, furent également responsables du double aspect du phénomène religieux négro-americain. L’église fut à la fois le centre principal de la vie sociale des Noirs et l’instrument de contrôle le plus efficace dont disposaient les colons.
Résumer les raisons principales pour lesquelles le christianisme s’est implanté dans la population noire des esclaves d’amérique.

3) Tandis que masse des esclaves se toumait vers les Eglises baptiste et méthodiste, que les Noirs avaient pu découvrir dès le Grand Réveil (Great Awakening), au début du XVIIIe siecle (les missionnaires organisaient à cette époque de grandes réunions en plein air, ou camp meetings, qui étaient accessibles aux Noirs et au cours desquelles les fidèles chantaient en chœur des hymnes religieux), les esclaves de maison, domestiques, « favoris », mulâtres et affranchis appartenaient en général aux Eglises épiscopale, congrégationnaliste, presbytérienne, voire catholique, c’est-à-dire à celles qui les rapprochaient, pensaient-ils, de leurs modèles blancs, et leur permettaient de se tenir à distance des autres Noirs.
D’abord surveillées et dirigées par des Blancs, les églises noires allaient susciter, plus que des vocations purement écclesiastiques, l’apparition des premiers « leaders » nationalistes du peuple noir, en même temps que des premiers partisans d’une sorte de collaboration/résignation gradualiste et intégrationniste. Avec à leur tête des pasteurs noirs, elles allaient former « l’institution invisible », comme on désignait aux Etats-Unis l’ensemble des cultes non institutionnalisés et réservés aux Noirs. Là eurent lieu les premières réunions à caractère quasi politique ; là, les textes de la Bible furent interpretés de diverses manières et permirent, soit de justifier l’ esclavage en tant que « malédiction divine », soit au contraire de réveler aux Noirs, au nom des principes de justice et d’amour, l’injustice et 1’hypocrisie dont ils étaient victimes ; là aussi furent diffusés « en direct » les premiers manifestes « subversifs ». Là, enfin, furent crées les premiers chants religieux noirs : spirituals, gospel songs (chants evangeliques), groans, moans (gemissements, plaintes), etc.
Dans la mesure où l’église était le seul lieu où les Noirs pussent exprimer ensemble tous leurs sentiments refoulés, les spirituals ne doivent pas être considerés seulement comme des chants religieux : comme des témoignages d’une certaine violence sur la vie de l’esclave (de même que les chants africains contaient 1’histoire de la tribu telle que l’avait transmise la tradition orale).
Les premiers pasteurs n’étaient souvent que les esclaves les plus instruits. Véritables chefs raciaux, ils s’occupèrent autant de la vie spirituelle que des problemes temporels de leurs ouailles. Ainsi 1’Eglise noire commença-t-elle de jouer un role social et politique.
Au delà de la religion, comment expliquer l’intérêt des esclaves pour les cultes chrétiens, particulièrement ceux de l’église baptiste et de l’église méthodiste ?

4) I1 arriva d’ailleurs, notamment après certaines révoltes d’ esclaves du début du XIXe siècle, que les offices ne réunissant que des Noirs fussent interdits, « 1’institution invisible » devenant alors une véritable societé secrète et le spiritual une sorte de code perrnettant aux Noirs de communiquer à l’insu de leurs maîtres. A l’époque de l’Underground Railways, les spirituals servirent de codes entre esclaves fugitifs et passeurs. Cette utilisation imprévue (par les pasteurs blancs) des chants religieux est signalée par Frederick Douglass et Martin Luther King : « Chanaan » signifiait le Canada, le Pharaon représentait les maîtres blancs, les Hébreux étaient les Noirs, etc.
A propos du spiritual We’ll Soon be Free, un soldat noir expliqua à T. w. Higginson que dans le vers « De Lord will call us home » ( « Le Seigneur nous rappellera dans sa maison » ), « Le Seigneur » voulait dire, pour tous ceux qui chantaient ce spiritual pendant la guerre civile, « les Yankees ».
Si la plupart des spirituals, à l’exemple de la religion chrétienne dans son ensemble, promettent le Paradis à ceux qui auront connu l’Enfer sur terre, il ne reste pas moins que l’utilisation fréquente des mots free et freedom devait avoir pour les esclaves une tout autre signification.
Les réferences constantes aux passages de l’ Ancien Testament racontant l’ esclavage des Hebreux en Egypte permettent meme certains espoirs de vengeance :
Oh Mary, don ’t you weep, don ’t you moan.
Pharaoh ’s army got drownded.
(Oh Marie, ne pleure pas, ne gémit pas, l’armée du Pharaon s’est noyée)
Ainsi découvre-t-on que « résignation » ou « joie insouciante » ne sont pas les caractéristiques essentielles des manifestations vocales des esclaves, que celles-ci témoignent, en tant que phénomène collectif, d’une permanence de la tendance protestataire dans la conscience noire, et même en des secteurs où l’on pouvait penser que celle-ci était definitivement endormie à force de promesses et de bonnes paroles.
Quel est le parallèle entre les esclaves noirs américains et le peuple d’Israel en Egypte ? Quel est alors le rôle des spirituals ?
Référence biblique (lire "d’après la bible")

5) Cet aspect des spirituals n’est paradoxalement pas celui qui a attiré l’attention du plus grand nombre de spécialistes (musicologues, sociologues, ethnologues,
etc.). Intellectuels noirs et blancs se sont d’abord intéressés à la problématique des origines du spiritual.
Africain ? Anglo-saxon ? Ou les deux ? Appels et réponses, claquement de mains, improvisation et transe collective - qui sont des constantes du spiritual - se retrouvent dans des chants d’Afrique occidentale ; d’autre part, nombre de spirituals sont incontestablement inspirés d’hymnes méthodistes. En proportions variables, éléments africains et européens se rencontrent dans les spirituals comme dans toute autre forme de musique afro-américaine, musique de mélange dont 1 ’histoire est avant tout celle de ce mélange, de ses diverses fortunes et des conflits auxquels il donne lieu. Tout se passe avec cette musique, qu’elle soit d’inspiration religieuse ou profane, comme si elle refusait obstinément de s’homogénéiser, préservant ainsi ses contradictions productives originelles.
Résumer ce qui fait la richesse et l’originalité du spiritual et du gospel.

• 2ème Partie : Le festival de La Rochelle

a) Se procurer le dépliant (programme complet) du Festival, le coller et entourer les concerts de Gospel. (Ensemble EGQ)
Regarde les sites des artistes du festival et argumente celui qui t’as le plus intéressé. (liste non exhaustive, faire d’autres recherches...)
Romane

Hal Trio

Ronald Baker

Al&Co

Christophe Duplan

Dany Doriz

Marc Fosset

Voice messengers

Ensemble Gospel du Québec

b) Questions sur "New revelation"
Combien de soliste(s) et quel type de voix (baryton ténor alto ou soprano) ?
Que scande le chœur sur le passage improvisé (2e moitié du morceau) ?

Que se passe-t-il pendant l’introduction instrumentale ? (1 point)

Question sur "John the revelator"
Faites correspondre les évènements aux repères chronométrés :
1) 0’58 - 2) 1’28 - 3) 1’40 - 4) 1’58 - 5) 2’30 - 6) 2’56 - 7) 3’10

Evènements :
(Attention un des évènements réapparait 2 fois)
A : Le tempo ralenti nettement et de vient ad libitum, c’est à dire assez libre, en fonction des paroles.
B : Improvisation instrumentale (piano)
C : Dialogue entre soliste
(préciser les types de voix : baryton ténor alto ou soprano)
D : La batterie dédouble le tempo"strippy"
E : On entend une citation de "Oh Happy day"
F : La tonalité module vers l’aigu (la même mélodie un peu plus haut)

Autres liens
Trio"happy voices" happyvoices extraits


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