Enquêtes policières au Moyen-Age (2003-2004) publié le 23/09/2009

Haute trahison à l’abbaye
Lors d’une belle journée de printemps dans l’abbaye de Nieul sur L’Autise, Aliénor d’Aquitaine et sa servante étaient venues se recueillir devant le tombeau d’Aénor de Châtellerault la mère de la duchesse. Elles devaient passer la journée au sein de la communauté des moines. Le moine cellérier avait préparé un savoureux repas. La servante très gourmande mangea un peu de cette nourriture appétissante. Elle tomba inanimée.

trahison

« Que se passe-t-il ? vite frère Jean va chercher Cyprien, il va nous dire ce qui se passe et peut être va t-il pouvoir soigner cette charmante jeune fille », ordonna l’abbé.
« Oui j’y cours mon père . »
Quelques minutes plus tard. Cyprien fit un rapide examen. Il était petit mais courageux, blond aux yeux bleu et il portait une grande croix autour du cou. Il conclut :
« Elle est morte, je suis désolé, seul un poison peut avoir un tel effet. Je vais examiner le repas de notre princesse pour voir quel était ce poison.
Le lendemain, Cyprien s’entretenait avec l’abbé :
« Je pense avoir trouvé le poison : un bout de cette plante manque dans mon jardin.
Quelle plante demanda l’abbé
Du ricin, vous savez, je l’utilise rarement et à petite dose pour faire des lavements, mais à forte dose, elle peut être mortelle »
Tous se rendirent à la salle du chapitre pour parler de ce crime, car, en effet, il s’agissait bien d’un crime. »
« Un meurtre atroce vient d’être commis, qu’avez vous à dire sur ceci ? » dit l’abbé.
« Il faut enquêter ! » s’exprima un moine
« Je suis d’accord avec toi, qui veut le faire ? » questionna l’abbé.
« Je suis volontaire, s’exclama Cyprien. Quand j’étais jeune, j’ai déjà travaillé sur un crime et pour celui-ci, j’ai déjà ma petite idée sur le coupable, pour l’instant, je ne peux pas le dire devant tout le monde »
Allons prier, nous en reparlerons après !
Après la prière, l’abbé s’isola avec Cyprien pour parler du suspect :
« Alors, tu penses savoir qui est le coupable ? »
Oui je suspecte le moine cellérier car il est nouveau et toujours seul
Tu es sûr ?
« Presque. L’autre jour, frère Jean l’a vu tout près du jardin.
« Mais, ça ne prouve rien
« Pourquoi ? c’est un suspect du première classe. »
« Tu es raciste ou quoi ?
« pourquoi dites vous ça, j’enquête, c’est tout ! »
« Essaie de le prouver et on verra après »
La nuit arrivait, le moment idéal pour commettre un nouveau crime. Pendant que les moines dormaient, Cyprien se leva pour continuer son enquête. Il fit le tour de l’abbaye pour voir si aucun moine ne s’était levé.
En allant vers le jardin, il vit à travers la brume une silhouette sombre. Cyprien s’approchai tout doucement car il croyait que c’était le moine cellérier. Il sauta sur la forme accroupie, elle cria « Au secours » et tomba par terre. Cyprien reconnut tout de suite la voix de Jérôme. Celui-ci était l’autre moine cuisinier qui travaillait avec Cyprien
« Que fais tu là ? » demanda notre héros
« je suis en train de ramasser des légumes ».
et ils allèrent prier. Après Cyprien alla préparer le repas.
Quelques instants plus tard, Cyprien découvrit caché derrière d’autres bouteilles un petit flacon de ricin . Trouvant ceci étrange, il interrogea Jérôme avec qui il eut une longue discussion concernant le flacon.
« Est-ce que c’est toi qui as caché un petit flacon de ricin dans la cuisine ? dit Cyprien
« Non, pourquoi ? Dit Jérôme.
« J ’ai trouvé ce petit flacon caché derrière des bouteilles et des pots d ’épices », dit Cyprien
Mais la cloche pour la prière sonna.
Il partirent ensemble dans le choeur pour prier.
Lorsqu’il sortit de l ’église, Cyprien fut interpellé par le moine cellérier
« Cyprien , je veux te voir après le repas. Il faut qu’on parle
« Je t’attends , dans le scriptorium demain matin après les vigiles.
« J’y serai »

Le lendemain à minuit et quinze minutes, Cyprien alla dans le scriptorium où il trouva le moine cellérier :
« Tu a l’air embarrassé, aurais-tu quelque chose à avouer ?
« je voulais te dire que je sais qui est le coupable du meurtre.
« comment le sais-tu ? Qui est-ce ?
« J’ai enquêté comme toi mais ça a l’air d’avoir été plus efficace !
« Qui est-ce ? Dis-le moi vite pour que je puisse demander son excomunication !
« C’est frere Jean ! Je l’ai surpris dans la cuisine lorsque je preparais le repas Aliénor !
« Ah bon ? Tu ne mens pas ? Je n’aimerais pas demander l’ excommunication d’un des chanoines de l’abbaye alors qu’il est innocent. Si le père abbé le découvrait il me tuerait.
« Va donc voir frère Jean !
« Pas la peine de le réveiller maintenant, je lui parlerai demain. »
Le lendemain, Cyprien reprit son enquête en se demandant si le chanoine cellérier avait raison :
« Frère Jean ! Frère Jean ! Je peux te parler un moment ? Ne t’inquiète pas pour ton travail le père abbé nous accorde un instant.

« Oui mais dépéchons – nous quand même !
« Je voulais te demander si cela t’arrivais d’aller dans la cuisine ?
« Oui de temps en temps ! D’ailleurs j’aurais voulu te le dire mais je suis que c’est le moine cellerier, le coupable du meurtre ! J’étais dans la cuisine lorsqu’il t’amenait la nourriture et je l’ai vu placer ou plutôt cacher un flacon. Depuis je ne suis pas retourné là-bas.
 Tout s’explique maintement. Je vais demander sur le champ l’ excommunication.
 Pourquoi me crois-tu et pas lui ? Demanda frére Jean étonné.
 Car je te fais confiance tout simplement et puis... tu conprendra bientôt ».
Quelques jours plus tard Cyprien demanda une réunion dans la salle du chapitre :
« Ecoutez moi tous, Cyprien a une annonce à vous faire ! S’exprima l’abbé.
 Voilâ j’ai découvert le coupable du meurtre. Je tiens dans ma main son acte d’excomunication ».
Tous étaient attentifs. Cyprien tenait à la main un livre. Vous voyez ce livre dit-il.
C’est un ouvrage spécialisé sur les poisons. Or, regardez qui est l’auteur de ce chapitre sur l’ utilisation du ricin : frère Tuc, notre chanoine cellérier ! J’ai ensuite fait parvenir mon enquête au souverain pontif et il ma repondu. Je vais demander au chanoine cellérier de quitter cette abbaye sous la demande du souverain pontif ! »
La vie redevint paisible à l’abbaye. Quelque mois plus tard, les chanoines reçurent une demande inatendue d’aliénor:celle de participer à la ceremonie de son mariage avec Henri Plantagenêt. Ils acceptèrent et continuèrent à recevoir des nouvelles d’Aliénor, reine pour la deuxième fois.