Ah ! ça ira ! ça ira !

publié le 17/02/2012, mis à jour le 19/02/2012,
par  Mme Baranek

Ah ! ça ira ! ça ira !

A l’extérieur les chants de Noël envahissaient les rues, ainsi que toutes ses décorations, ses belles lumière et cette neige qui ne cessait de tomber. A chaque coin de rue se trouvait un père Noël qui récoltait de l’argent pour l’église du village, soit-disant. Moi, j’étais rentrée du collège plus tôt car mon professeur d’histoire était malade. Tant mieux car nous devions commencer « La Révolution française », un sujet qui, comme les autres, ne m’intéressait pas. Ma mère rentrerait tard comme à chaque période de fête car les demandes de jouets étaient importantes au magasin. Je m’installai sur mon canapé et j’allumai la télévision.

Mais un vacarme infernal m’empêcha d’écouter ma série. A l’extérieur les gens hurlaient. Les beaux chants de Noël s’étaient transformés en cris. Comme si des extraterrestres s ’étaient posés dans la rue et que les gens étaient effrayés, affolés ! Intriguée par ce changement de situation, j’allai voir. J’ouvris la porte, mais jamais vous ne croirez une pareille chose. A vrai dire même moi je n’y croyais pas...

Les gens avaient changé. Ils portaient de grandes robes pour les femmes et des bonnets phrygiens pour les hommes. Ils portaient des habits pareils à ceux qu’auraient porté mon arrière-arrière-grand père. Il ne neigeait plus. La neige avait disparu, il y avait même un soleil resplendissant. Les hommes étaient armés de fourches et chantaient : « Ah ! ça ira ! ça ira ! les aristocrates à la lanterne , ah ! ça ira ! ça ira ! les aristocrates on les aura. » Un chant qui m’était familier, un chant de révolte que chantaient les révolutionnaires pendant la Révolution Française !
Ils criaient : « A mort le roi ! » J’avais peur, je me retournai vers ma porte, je voulus me réfugier dans me maison mais une fois à l’intérieur je fus envahie par la peur. Je gardais les yeux ouverts, j’étais clouée sur place et je tremblais comme une feuille : ma maison avait complètement changé, ma télé était devenue cheminée, mon carrelage était devenu du parquet, tous mes abats-jour étaient remplacés par des bougies. Et ma mère ? Où était-elle ? J’étais apeurée, effrayée, je courus dans la rue plus vite que je ne l’avais jamais fait. J’évitais les révoltés qui criaient, hurlaient, chantaient et se battaient. Je courus si vite que je percutai un homme armé d’une fourche à trois dents dont une était cassée. Il me foudroya du regard un instant puis il avança. Je voulais quitter cette rue, partir loin mais je semblais faire le tour du village encore et encore. Les gens se bousculaient de plus en plus et la nuit était tombée. Je me calai entre deux coins de maisons, puis je regardai les gens se battre, crier. Je m’endormis à bout de forces. Il faisait si noir, et mes paupières étaient si lourdes.. .

Au matin je me réveillai ensevelie par la neige, un groupe de personnes était penché sur moi et se questionnait à mon sujet. Tout était normal. Mais au sol était posée la fourche à la dent cassée que portait l’homme. Avais-je rêvé ? Mais pourquoi la fourche se trouvait-elle là devant moi ? Et comme par hasard mon premier cours de la journée était...
histoire !

Laurie BLAINEAU 4ème B


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