Le cadre

publié le 17/02/2012, mis à jour le 19/02/2012,
par  Mme Baranek

LE CADRE

Tous les soirs, en rentrant du collège, comme j’étais seule chez moi, je m’installais sur mon canapé. Un canapé grand, confortable, de couleur beige-chocolat. Sur les murs du salon étaient accrochés des cadres datant du Moyen-Âge. Leurs encadrements en bois sculptés et ornés de feuilles d’or les embellissaient. Les toiles peintes représentaient des chevaliers et un château-fort avec son donjon, ses remparts, son pont-levis, le tout cerné de douves.

Quand le soir arriva, j’eus l’impression d’entendre des coups de fer qui retentissaient dans mes oreilles comme si deux chevaliers étaient en train de se battre. Alors je me dis que j’étais fatiguée. Mais quand je n’entendis plus ces bruits, quelqu’un se mit à parler.
Cette phrase résonnait dans ma tête : « Mon chevalier, venez me voir ! »
Au fur et à mesure, je me recroquevillais dans le fond de mon canapé. Tout mon corps tremblait, mes cheveux se hérissaient sur ma tête, j’avais la chair de poule, mes mains étaient de plus en plus moites. Je regardais tout autour de moi mais plus rien n’arrivait à me rassurer. Tout à coup j’eus une sensation d’aspiration vers le château fort.

Mais cette sensation n’en était pas qu’une. En un claquement de doigts, je fus transportée dans un autre monde. Un monde nouveau pour moi, totalement différent du 21ème siècle. Ce monde ressemblait beaucoup au tableau du château fort. Quand j’arrivais dans ce nouveau monde, le château du tableau était juste devant moi. Je tournai la tête et plus loin, j’eus l’impression d’apercevoir mon canapé. Il était construit avec des planches de bois et de la paille. Je m’avançai vers le château et, voyant qu’il y avait un petit trou dans le mur, je regardai dedans. Je vis une chose brillante de couleur grise qui bougeait beaucoup. J’attendis un petit peu et m’aperçus que c’était le chevalier du tableau qui était en train de se battre ! Je courus vers le canapé de paille, et, d’un œil, j’observai ce que faisaient les personnages dans les champs. J’entendis un bruit de pas comme si des éléphants couraient. Alors je me retournai et vis que c’était des soldats qui venaient à l’assaut du château. Je me blottis contre ce « canapé de fortune » en fermant les yeux.
Les pas se rapprochaient et j’entendis un bruit de clef dans une serrure.

Du coin de l’œil, je regardai au-dessus de mon épaule et j’aperçus ma mère qui n’était pas en tenue de guerrière ! Elle me demanda comment s’était passée ma journée et je ne savais que faire, je n’osais pas lui raconter mon aventure. L’heure du repas arriva. Je m’installai à table quand mon père s’intéressa lui aussi au déroulement de ma journée. Une vague de sueur apparut sur mon front. Les mots n’arrivaient plus a sortir de ma bouche, je n’arrivais pas à me lancer. Devais-je leur raconter ? Ou alors tout garder pour moi ? Me prendraient-ils pour une folle ? Ou bien me croiraient-ils ?

Anaïs PICHON et Pauline FORT


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