Concours de la nouvelle fantastique 2011-2012

publié le 07/02/2012,
par  Mme Baranek

• La bibliothèque

Cela faisait deux semaines que j’étais chez mes grands-parents et je ne pouvais me lasser d’explorer leur maison. C’était une demeure très spacieuse qui possédait de nombreuses pièces et dont la décoration était d’un style très moderne. Chaque année je prenais un réel plaisir à venir chez eux.

En ce moment même, je marchais le long d’un couloir peu éclairé. Après avoir parcouru celui-ci, j’entrai dans une pièce que je n’avais jamais vue et ce que j’aperçus m’intrigua : il s’agissait d’une bibliothèque qui, contrairement aux autres pièces de la maison, était décorée dans un style très ancien et les meubles étaient recouverts d’une épaisse couche de poussière. C’était comme si personne n’était entré dans la pièce depuis de nombreuses décennies. L’horloge située à l’autre bout de la pièce semblait s’être arrêtée,je décidai donc d’aller voir si je pouvais la faire redémarrer. Après l’avoir remise en route,je m’aperçus qu’elle indiquait midi alors qu’il n’était que dix heures, je la réglai donc à la bonne heure. Quelques secondes après le sol se mit à trembler, je fus prise de vertiges et je m’évanouis.

Lorsque je me réveillai, l’atmosphère de la pièce me parut différente, les meubles n’étaient plus couverts de poussière et sur un secrétaire étaient disposés des journaux datant du 6 juin 1886. Je fus interrompue par l’arrivée d’une jeune femme qui ne semblait pas avoir remarqué ma présence. Elle avait le teint pâle, de longs cheveux blonds et bouclés. Elle était habillée comme au 19ème siècle. Des larmes coulaient sur ses joues et je perçus dans son regard une profonde tristesse. Je vis alors la jeune femme brandir un couteau et se l’enfoncer dans le ventre ! Alors que j’étais paralysée de terreur, elle tomba lentement au sol et poussa un dernier soupir. Pendant de nombreuses minutes, je restai clouée au sol, j’avais envie de hurler de terreur mais je restai sans voix. Les minutes s’écoulèrent lentement avant que je découvre à mes pieds un médaillon, qui s’était sûrement détaché du cou de la jeune femme lors de sa chute. Sans réfléchir, je pris le médaillon et le mis dans une de mes poches. Aussitôt, le sol se mit à trembler et comme la première fois je fus prise de vertiges mais avant de m’évanouir, j’aperçus l’horloge dont les aiguilles indiquaient midi.

Je repris conscience dans la bibliothèque, en face de l’horloge qui indiquait dix heures ; les meubles étaient à nouveau recouverts de poussière. Plus tard, lorsque je parlai à ma grand-mère de l’étrange rêve que j’avais fait dans la bibliothèque, elle me dit que quand elle et mon grand-père avaient acheté la maison, il n’y avait pas de bibliothèque et qu’il n’y en avait jamais eu ! Je voulus pourtant retrouver la pièce mais je ne réussi qu’à me perdre. Les jours passèrent sans que rien d’anormal ne se produise. Cependant le dernier soir de mon séjour, alors que je faisais mes bagages, j’entendis un objet tomber d’une de mes poches et quand je me baissai pour le ramasser, je reconnus le médaillon de la jeune femme. Et bien que remplie de doutes, je sus que, réel ou pas, le souvenir de la jeune femme ne me quitterait jamais.

Marie-Laure Alligné, 4°B


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