« Un idéal pour lequel je suis prêt à mourir »

Décès de Nelson MANDELA (1918-2013)
publié le 06/12/2013,
par  S. Lancereau

En lutte contre les ségrégations et discriminations imposées par la minorité blanche à la majorité noire en Afrique du Sud, notamment dans le cadre de l’Apartheid (1948-1991), Nelson Mandela passe plus de 27 ans en prison (1962-1990). Prix Nobel de la Paix en 1993, il devient l’année suivante le premier président noir d’Afrique du Sud (1994-1999). Il œuvre pour la réconciliation nationale notamment en encourageant les Sud-Africains noirs à soutenir l’équipe nationale de rugby des Springboks (Chester Williams est le seul joueur noir) lors de la coupe du monde de rugby de 1995.


Nelson Mandela disait qu’il n’était « ni un saint ni un prophète ». Il déplorait qu’on le présente comme « une sorte de demi-dieu ». Il insistait sur ses « erreurs », ses « insuffisances », ses « impatiences ». Il est mort à l’âge de 95 ans à son domicile de Johannesburg. On l’a comparé, et on l’identifiera plus encore maintenant qu’il est mort, au Mahatma Gandhi, au dalaï lama, à Martin Luther King. Même charisme, même volonté farouche. L’histoire tranchera. [...]

Dès avant sa libération, le 11 février 1990, après vingt-sept années d’enfermement, cet homme d’exception était déjà un exemple pour tous les opprimés de la terre, une légende, un mythe quasi universel. Cinq phrases, prononcées en conclusion d’une plaidoirie de quatre heures à son propre procès le 20 avril 1964, lui avaient ouvert à jamais le cœur des hommes.

Ce texte, qui fit le tour du monde avant que le gouvernement minoritaire blanc de l’apartheid interdise sa diffusion et bannisse pendant trois décennies jusqu’au nom et aux traits du célèbre prisonnier de Robben Island, le voici : « J’ai dédié ma vie à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre dans laquelle tous vivraient ensemble, dans l’harmonie, avec d’égales opportunités. C’est un idéal que j’espère atteindre et pour lequel j’espère vivre. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

Extrait du site du journal Le Monde : Mort de Nelson Mandela, l’Africain capital.

Bien avant sa mort, déjà, de nombreux films lui ont rendu hommage ou se sont inspirés de son histoire, qui a marqué le XXe siècle. [...]

- Goodbye Bafana (2007)

Goodbye Bafana a été réalisé par Bille August et est issu d’une coproduction internationale. Le film retrace la vie de James Gregory, le gardien de prison de Nelson Mandela, un Sud-Africain blanc. Pendant vingt-cinq ans, James Gregory a été chargé de censurer de courrier de M. Mandela. Il est finalement devenu son ami et confident, après avoir pris progressivement conscience de la dureté de l’apartheid pour les Noirs en Afrique du Sud.

- Invictus (2009)

Réalisé par Clint Eastwood, Invictus est le film le plus récent et le plus connu sur la vie de Nelson Mandela. L’histoire du film se passe alors que Nelson Mandela a été élu président de l’Afrique du Sud en 1995, cinq ans après sa libération de la prison de l’île de Robben.
Le film raconte comment M. Mandela a fait de la préparation de la Coupe du monde de rugby une bataille personnelle, au point de porter le maillot vert et or de l’équipe en ce jour solennel où jamais un match de rugby n’aura eu une aussi grande portée politique. Avec l’aide du capitaine et troisième-ligne aile du XV sud-africain François Pienaar (joué par Matt Damon), Mandela (joué par Morgan Freeman) a uni son pays sous l’égide du sport est de l’espoir d’une victoire commune.

Extrait du site du journal Le Monde : Nelson Mandela, une vie au cinéma.


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