André Brouillet

publié le 22/09/2012, mis à jour le 15/05/2014,
par  S. Lancereau

Pierre-André Brouillet est né le 1er Septembre 1857 à Saint-Laurent, commune de Charroux. Son père Pierre-Amédé, alors âgé de 31 ans, est un artiste. De sa mère, Elisabeth Lériget de Claurose, on sait peu de choses. En 1876, il est reçu à l’École Centrale puis rentre trois ans plus tard à l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. Le Salon accepte un de ses tableaux qui figurera sous les cimaises du Palais de l’Industrie.

L'ambulance de la Comédie française en 1870 (gravure)

L’ambulance de la Comédie française en 1870 (gravure)

Vers 1880, il débute sa carrière au Salon des Artistes français et en devient sociétaire en 1900. Au Salon de 1881, il reçoit une mention honorable et une bourse de voyage avec une grande toile, La Violation du tombeau de l’évêque d’Urgel par les Dominicains, maintenant au musée de Poitiers. L’année suivante, il peint Les femmes de Paris allant chercher du pain à Versailles, puis en 1883 Le Chantier, aujourd’hui l’un des joyaux du musée poitevin. Il reçoit d’ailleurs une médaille de 3e classe.

La violation du tombeau de l'évêque d'Urgel (1881)

Violation du tombeau de l’évêque d’Urgel (1881)

Le Chantier (1883)

Le Chantier (1883)

En 1886, il peint Le Paysan blessé, aujourd’hui au musée de Grenoble et obtient une médaille de seconde classe. Alors professeur aux Beaux-Arts, il s’inscrit, l’année suivante, à l’atelier de Gérome et peint Une leçon clinique à la Salpêtrière, aujourd’hui au musée de Nice : ce tableau fit sensation au Salon.

Le Dr Charcot à la Salpêtrière (1887)

Le Dr Charcot à la Salpêtrière (1887)

- La leçon clinique à la Salpêtrière représente le neurologue Jean Martin Charcot lors d’une de ses « leçons du mardi », examinant une patiente hystérique, Blanche Wittmann. Il est entouré d’un grand nombre de ses élèves et collaborateurs, dont Théodule Ribot, Paul Richer et Gilles de La Tourette. On y voit aussi Joseph Babinski, lequel recueille avec une sorte de dévotion le corps pâmé de la patiente.

En 1888, il peint L’amour aux champs et il obtient une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1889. En 1890, il peint Suzanne et les vieux messieurs et trois ans plus tard Intimité et Madame H.G.T. ou Une parisienne.

Suzanne et les vieux messieurs (1890)

Suzanne et les vieux messieurs (1890)

L'amour aux champs (1888)

L’amour aux champs (1888)

Intimité (1893)

Intimité (1893)

Madame H.G.T. ou Une parisienne (1893)

Madame H.G.T. ou Une parisienne (1893)

Vers 1895, il peint La petite fille en rouge, portrait de sa fille adoptive qui s’appelait Yvonne.

- Élève d’une cantatrice de renom, Louise Grandjean, elle décide de devenir chanteuse lyrique, passe une audition et se voit engagée à l’Opéra comique dont elle devient la plus jeune pensionnaire, en prenant comme nom de scène Yvonne Florentz. Elle fait du théâtre contre la volonté de sa famille. Le 25 juin 1911, elle interprète Poussette dans Manon, tombe malade et se fait remplacer. En 1913, elle épouse le compositeur Joseph Szyfer, futur chef d’orchestre de l’Opéra. En 1915, Emma, l’épouse d’André Brouillet, vend La petite fille en rouge, ayant des problèmes d’argent après la mort du peintre. Yvonne disait de son père qu’il était « fin et enchanteur ».

La petite fille en rouge (1895)

La petite fille en rouge (1895)

Yvonne au voile

Yvonne au voile

Yvonne au fourrure

Yvonne à la fourrure

André Brouillet est également l’auteur du Paysan blessé (1886), de L’Ambulance de la Comédie-Française en 1870 (1891), du Vaccin du croup à l’hôpital Trousseau (1895), ainsi que des portraits de personnalités de l’époque, dont Joseph Babinski.

Influencé par son maître Jean-Léon Gérôme, André Brouillet s’adonne à la peinture orientaliste, se rendant à plusieurs reprises en Algérie en raison de son mariage avec une femme de l’élite juive constantinoise. Il peint ainsi la Noce Juive et Une rue à Constantine. Il voyagea également en Grèce ; il fit un portrait de la reine Olga de Grèce. En 1904, il est consacré par le journal Fémina comme le "Peintre de la femme". Il est surtout l’auteur de L’Exorcisme - Musiciens arabes chassant le djinn du corps d’un enfant peint en 1885, aujourd’hui à Reims, et qui lui vaut une seconde médaille,

Une rue à Constantine

Une rue à Constantine

L'Exorcisme - Musiciens arabes chassant le djinn du corps d'un enfant (1884)

L’Exorcisme - Musiciens arabes chassant le djinn du corps d’un enfant (1884)

Dans les années 1902-1093, il participe aux peintures de la nouvelle Sorbonne à Paris, et peint, l’année suivante La vie simple. Il est fait officier de la légion d’honneur en 1906.

Il meurt à l’âge de 57 ans, le 8 décembre 1914.

Autres œuvres d’André Brouillet : Séries de portraits, Des paysages, Thème de l’Orientalisme.
Intérieur d'atelier (1892)

Intérieur d’atelier, musée de l’Échevinage, Saintes (1890)

Jeune femme

Jeune femme

L'homme au canotier et au monocle (1890)

L’homme au canotier et au monocle, huile sur toile, 30 x 100 cm (1890)

Madame Salle

Madame Salle

Monsieur de La Renardière

Monsieur de La Renardière

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Portrait

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

Dans le jardin

Dans le jardin

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

Paysage

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Paysage

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Paysage

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Orientalisme

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Orientalisme

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