Voyage en Italie : Sienne publié le 19/10/2018

Dernière journée en Italie, riche en péripéties ! Nous avons quitté notre dernier hôtel hier matin pour remonter vers Sienne. Après environ 1h30 de route, le car est tombé en panne et s’est arrêté au bord de l’autoroute. Panne électronique mineure, comme nous l’apprendrons finalement dans la soirée. Le temps d’alerter les services compétents, de faire venir la police de la route, une dépanneuse pour tracter le car, un nouveau car italien pour transférer les élèves, nous sommes arrivés à Sienne un peu après 16h. Les élèves ont été très coopératifs. Ils sont restés calmes, ont bien géré les urgences sanitaires, ont déjeuné proprement dans le car et ont mis une belle ambiance avec une longue séance collective de devinettes, pour passer le temps. Pourtant, il faisait chaud dans le car immobilisé, secoué irrégulièrement par le passage de véhicules lancés à pleine vitesse.
A Sienne, nous sommes allés directement vers le centre, la piazza del Campo et la Torre del Mangia, que nous n’avons pas pu atteindre. En effet, nous étions face à un nouvel imprévu : un Palio exceptionnel ! Les rues pavoisées aux couleurs des différents quartiers de la ville étaient envahies de Siennois chantant à tue tête les hymnes de leurs favoris. Le Palio est une course de chevaux montés à cru par un représentant de chaque quartier de la ville. Elle se déroule sur la piazza del Campo, sur une piste de terre aménagée pour la circonstance. Pas de règle. Le premier arrivé l’emporte, en prenant un maximum de risques dans les virages de la place. Le danger est tel que des sortes d’énormes matelas sont positionnés verticalement contre les murs dans les virages. C’est la fête dans toute la ville. Des gradins sont montés sur le pourtour de la place et les écoles assistent à l’événement bisannuel. Car en principe, cette grande course a lieu le 2 juillet et le 15 août. Mais hier, elle était organisée en l’honneur du centième anniversaire de la fin de la 1ere guerre mondiale, pour l’Italie.
Pas d’ascension de la Torre del Mangia dans ces conditions, d’autant plus que le passage des cordons de sécurité eût été très compliqué, mais un bain de foule, la participation à la présentation des chevaux concurrents, et enfin, la retraite au calme, dans le Duomo inhabituellement vide et silencieux. Les enfants ont apprécié cette visite, le yeux tantôt levés vers le ciel de la cathédrale, tantôt baissés vers le pavement de marbre.
A 18h30, a commencé le grand temps libre tant attendu, avec le dîner autonome en point d’orgue. Un concert avait lieu sur la piazza del Campo, une fois la course achevée et la foule dispersée. Les supporters se sont rassemblés dans leurs quartiers respectifs où des tivolis étaient dressés pour prolonger la fête jusque tard sans la nuit. Nous avons quitté Sienne vers 23h, dans une ambiance joyeuse et bruyante. Les larmes ont coulé, larmes de tristesse en comprenant soudain que la semaine italienne était terminée, larmes de fatigue en cette heure avancée, larmes d’inquiétude lors des traversée des groupes braillards d’italiens enjoués.
Nous avons repassé la frontière sans encombre, rattrapant quelque peu notre retard.