Cadeau de Noël !

publié le 01/09/2010,
par  Alain Brossard

Les petits reporters partent en vacances et vous offrent en cadeau cette nouvelle réaliste qu’une élève de 4ième C a composé cette semaine...
Bonnes fêtes à tous et... bonne lecture !

Un si joli petit nez en trompette...

Pierre Létoile fut stupéfait en voyant la beauté de ce château situé au nord de la Normandie. Son cousin avait choisi ce lieu avec son jardin immense pour célébrer ses noces en ce matin ensoleillé du mois de mai.

Au rez-de-chaussée, se trouvait une grande salle. C’est là qu’on avait décidé que se déroulerait le bal champêtre. Au centre, se dressait une grande table rectangulaire avec plein de nourriture. Lorsque la fête débuta, les deux époux commencèrent à danser une ronde sur des chants de paysans. Il y avait bon nombre de danseurs assoiffés tant ils bougeaient sur des rythmes endiablés.
Pris par l’ambiance, Pierre se mit à chanter accompagné de l’orchestre et il ne s’arrêta plus pendant des heures ! Plus le temps passait, plus il chantait, plus il dansait et plus il buvait du cidre..

Vers deux heures du matin, épuisé, il décida de regagner sa chambre.

Dès qu’il fut dans le vestibule, il vacilla pour arriver au pied de l’escalier. Il réussit à le monter mais trois ou quatre fois son pied manqua les marches car, à cette heure-ci, le château était plongé dans l’obscurité ! Enfin, il atteignit le grand couloir menant aux sept chambres principales de la demeure. C’était un immense corridor sombre, avec au sol une épaisse moquette de couleur pourpre ; les murs étaient décorés d’une multitude de tableaux du XVIII ième siècle et au plafond étaient suspendus deux superbes lustres en cristal. Il avança prudemment pour ne pas tomber et finit par trouver une porte qu’il ouvrit !

Après l’avoir refermée, il alla se coucher dans le grand lit situé au milieu de la pièce. Ayant trop bu, il s’endormit aussitôt !

Le lendemain, le colonel Dumoulin voulut réveiller sa fille.

Pierre entendit des pas puis une porte s’ouvrir et se refermer violemment ! Le colonel resta bouche-bée en voyant le jeune homme dans le lit de celle qu’il était venu chercher. Il poussa un cri horrible qui finit de les réveiller tous deux. Aussitôt, il leur demanda des explications mais les mots ne vinrent pas : ils étaient aussi surpris que mal à l’aise !

Nous passerons sous silence les jours suivants où Pierre ne cessa d’être tourmenté par Dumoulin.

Trois semaines plus tard, quelqu’un vint frapper à la porte de notre ami : son oncle entra et sans même lui dire bonjour lui annonça ses fiançailles avec la jeune fille...
"Mais mon oncle, je vous assure qu’il ne s’est rien passé... Je me suis trompé de chambre ! J’avais trop bu ! protesta le jeune homme.


- Oui peut-être, mais le colonel Dumoulin souhaite vous fiancer !
- Mais je n’aime pas sa fille ! Je ne la connais même pas !"

L’oncle répliqua sèchement :

"Je suis désolé ! Vous vous marierez dans quatorze jours ! Vous n’avez pas le choix ! Il en va de l’honneur de cette jeune femme !"

Notre ami, troublé, accepta avec l’idée de quitter sa future épouse par la suite.
Une fois son parent sorti, Pierre resta désemparé : il s’imaginait quelques années plus tard, aux côtés de cette promise qu’il ne connaissait pas et dont il ne se souvenait même pas du visage.

Lorsque le jour du mariage arriva, celle-ci sanglotait car elle savait bien qu’elle ne réalisait pas un mariage d’amour.

Pendant ce temps, Pierre, lui, restait calme. Il l’imaginait avec de courts cheveux blonds, de petits yeux bleus insignifiants...

Finalement,il ne l’avait vue que quelques minutes...

Or, dès qu’il l’aperçut, il fut ébloui par sa beauté ! Elle avait de longs cheveux bruns, de tout petits yeux noisette et un si joli petit nez en trompette qu’il en tomba aussitôt amoureux. Il lui prit la main, la baisa et lui demanda :
"Quel est votre prénom, charmante demoiselle ?


- Rose....Rose Dumoulin..."

Ils se regardèrent un instant et ne purent détacher leur regard l’un de l’autre. Plus rien n’existait autour d’eux. Rose arrêta soudainement de pleurer et Pierre oublia l’idée de la quitter. La cérémonie se déroula, on ne peut mieux, dans le château où ils s’étaient rencontrés et ils vécurent un amour paisible et fécond.

Gaëlle Ourtaau (4ième C)

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