CE2 B - Formation La main à la pâte : comment enseigner les sciences à l’école publié le 04/11/2008

Têtes bien faites vs têtes bien pleines

Cinq siècles plus tard, la quantité du savoir encyclopédique ayant pris des dimensions bien plus considérables, s’imposait une nouvelle révolution dans le domaine de l’enseignement des sciences. Elle viendra, en 1996, du professeur Georges Charpak, prix Nobel de physique, et de l’Académie française des sciences qui lançaient alors, l’opération La main à la pâte.

Ce programme part du principe que les cerveaux de nos élèves ne doivent pas seulement être les réceptacles passifs de connaissances préétablies. Il leur faut aussi construire leurs savoirs en s’appuyant sur une démarche d’investigation scientifique, il leur faut apprendre à apprendre.

Le rôle de l’enseignant reste bien sûr central : il propose les thèmes d’étude en accord avec les programmes, il part des représentations initiales des enfants pour organiser les activités, il fait en sorte que ses élèves se construisent un savoir savant basé sur leurs expérimentations, leurs observations, leurs recherches documentaires, leurs enquêtes…, bref, l’enseignant garde la maîtrise des opérations !

Mais l’enfant, lui, apprend alors par l’action ; en s’impliquant ; en se trompant ; en interagissant avec ses camarades de classe, en explicitant par écrit son point de vue, en l’exposant aux autres, en le confrontant à d’autres points de vue et aux résultats expérimentaux pour en tester la pertinence et la validité.
C’est l’enfant qui consigne les éléments de cette démarche dans son cahier d’expériences, dans lequel se trouvent aussi bien ses écrits personnels et individuels que les écrits collectifs (de son groupe ou de toute la classe).

Ainsi, l’enfant construit son savoir.

L’Académie vénézuélienne des sciences physiques, mathématiques et naturelles ainsi que la Fondation Polar ont exprimé le souhait de coopérer avec le « savoir faire » français en la matière pour diffuser auprès des enseignants locaux cette forme d’enseignement.

Dans ce cadre et avec le soutien de l’Ambassade de France, a été organisé du 27 au 30 novembre un stage de formation La main à la pâte qui s’est déroulé dans les locaux de la Fondation Polar et du Colegio Francia.

Une trentaine de participants, enseignants de premier et second degré d’écoles et collèges de Caracas, ont ainsi eu l’occasion de s’approprier les contenus des programmes et de se familiariser avec la démarche d’investigation et d’expérimentation préconisée par La main à la pâte.
Monsieur Cédric Faure, maître formateur et responsable d’un centre pilote La main à la pâte dans le département de l’Ariège, avait spécialement fait le déplacement pour animer ce stage.

Les participants ont été unanimes à saluer la grande qualité de cette formation et la pertinence d’une méthodologie à laquelle ils se sont ainsi eux-mêmes confrontés.

Un site Internet a été ouvert pour les participants afin qu’ils puissent continuer d’échanger avec l’animateur du stage et ainsi contribuer à former d’autres formateurs.

La graine La main à la pâte a donc été semée au Venezuela, c’est maintenant aux professeurs ayant bénéficié de cette formation de la faire germer dans leurs établissement auprès de chacun de leurs collègues.

Avec La main à la pâte, ils ont du pain sur la planche !

Pour en savoir plus, cliquer sur les liens suivants :

 La main à la pâte

 Enseigner les sciences en Ariège

 La fabrique des savoirs

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