Accueil Vie scolaire - Orientation Vie scolaire EEDD Approche...
Accueil Vie scolaire - Orientation Vie scolaire EEDD Approche...

Approche didactique et scolaire du développement durable publié le 09/09/2007

Voici quelques perceptions différentes du développement durable, puisées ici et là chez différents auteurs, histoire de se faire une petite idée. Puis, trois documents attachès :

1)L’"AGENDA 21"se veut un peu comme la bible actuelle de toute démarche inscrite dans une logique de développement durable.Issue des travaux de la Conférence de Rio en 1992, il s’agit d’un « rendez-vous » pris pour le 21ème ;L’Agenda 21 Global,est signée par 173 pays, et est organisée autour de 27 grands principes déclinés en 40
chapitres .

2)L’EDD entre par la grande porte dans les enseignements scolaires, preuve en est l’obligation faite aux différentes disciplines tant en collège qu’en lycée de le traiter sous ses multiples facettes.Depuis 2004, on commence à parler d’Agendas 21 scolaires.La mise en oeuvre de l’EDD doit d’abord reposer sur les enseignements obligatoires. Grâce au socle commun de connaissances et de compétences, le développement durable est désormais solidement ancré dans la base des savoirs fondamentaux.

3)Enfin, pourquoi est on passé de l’EEDD à l’EDD.L’EDD doit former à une démarche scientifique et prospective, permettant à chaque citoyen d’opérer ses choix et ses engagements en les appuyant sur une réflexion lucide et éclairée.L’adoption de ces règles de vie collective et de ces grandes orientations dans la gestion apparaît comme un impéra tif.

Développement durable ,tentative d’approche. -

Développement durable : Jusqu’à la fin des années 1950, on a eu tendance à assimiler « accroissement du revenu par tête » et « développement. Selon cette approche, les économies sous-développées ne se distinguent des économies développées que par leur incapacité à produire un revenu suffisant.
 Décroissance soutenable : concept selon lequel la décroissance devrait être organisée non seulement pour préserver l’environnement, mais aussi pour restaurer une certaine justice sociale au niveau international. Survie sociale et survie biologique seraient étroitement liées. Les limites du « capital nature » ne posent pas seulement un problème d’équité intergénérationnelle, mais aussi d’équité entre les humains contemporains. Cette doctrine conteste la possibilité d’une croissance économique durable afin de souligner le manque de prise en compte, par les théories économiques, des aspects biogéophysiques des activités humaines.

Le développement durable, les termes du débat : La principale contradiction concerne le traitement de la croissance économique. L’irruption de la dimension écologique des conditions de vie vient dissocier le développement économique d’un bien-être défini en terme social alors que les deux sont étroitement confondus dans l’approche industrielle.

Le problème avec le développement durable n’est pas tant avec le mot durable qui est plutôt joli que dans le mot développement qui, lui, est carrément toxique ! En effet le « durable » signifie que l’activité humaine ne doit pas créer un niveau de pollution supérieur à la capacité de régénération de l’environnement. Les artisans et les paysans qui ont conservé une large part de l’héritage des manières ancestrales de faire et de penser vivent le plus souvent en harmonie avec leur environnement ; ce ne sont pas des prédateurs de la nature. Or c’est précisément cela que l’économie moderne a détruit. La signification historique et pratique du développement, liée au programme de la modernité, est fondamentalement contraire à la durabilité. Il s’agit d’exploiter, de mettre en valeur, de tirer profit des ressources naturelles et humaines. Il est clair que c’est le développement réellement existant, celui qui domine la planète depuis deux siècles, qui engendre les problèmes sociaux et environnementaux actuels : exclusion, surpopulation, pauvreté, pollutions diverses, etc. En accolant l’adjectif durable au concept de développement, il est non moins clair qu’il ne s’agit pas vraiment de remettre en question le développement (…)
La colonisation de l’imaginaire par le développementisme est telle qu’il faut absolument affirmer la rupture de façon radicale, et donc l’afficher aussi au niveau du vocabulaire. Les mots toxiques sont des obstacles pour faire avancer les choses.

Qu’est-ce qu’une bonne éducation à l’environnement ? Surtout pas une promotion du « développement durable, utilisée aujourd’hui partout, sous une forme la plus fourre-tout qui soit ». Voici la réponse de Dominique Bachelart, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Tours, dans un entretien réalisé par la revue Territoires. Elle craint que les enfants se transforment en « de bons prescripteurs de bonnes pratiques, par exemple pour le tri des déchets, auprès de leurs parents. Il y a là une dimension manipulatrice qui n’a rien d’éducatif. » et que « ce qui a trait aux rapports entre l’homme et son milieu ne passe à la trappe, au profit de la promotion des ampoules à basse tension ».

Documents joints
un document Le_passage_de_l_EE_a_l_EEDD_def (PowerPoint de 99.5 ko)
un document VADEMECUM_EEDD (PDF de 412.1 ko)
un document agenda_21 (PDF de 18.9 ko)